ENCYCLOPEDIEMENTAL

Tout est lié, de la tête aux pieds : Mental et Attitudes

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GOLF ET ATTITUDES MENTALES.

Source:  par Bruno Pardihttp://golfrhonealpes.fr/wp-content/uploads/2017/03/Golf-et-Attitudes-mentales-2017.pdf  et recommandé par la logo_membre_pga_france

Ce n’est pas le swing qui résiste ou pas à la pression, c’est le joueur, son mental. En général, nous opposons technique et mental, action motrice et ce qui relève du cérébral. Néanmoins, même l’apprentissage technique sollicite le cortex. Les circuits nerveux de votre matière grise participent bel et bien à la programmation et au développement de nouvelles connexions nerveuses motrices.

BREF, TOUT EST LIE, DE LA TETE AUX PIEDS.

D’ailleurs, même lorsque le geste est automatisé, tout part de là-haut, sauf qu’une partie de votre boîte noire s’en mêle un peu moins. Les gestes dits automatiques sont, effectivement, moins sensibles aux pensées et à leurs effets.

Traditionnellement, le domaine du mental est réduit aux pensées négatives et à leurs effets sur l’exécution; car ce sont souvent certaines pensées ou croyances qui peuvent venir mettre un grain de sable dans la mécanique.

Je trouve dommage de réduire le mental uniquement à un frein possible de la réussite, à un facteur limitant de la réalisation motrice.

Les citations ci-dessous annoncent cette nécessité parfois d’apprendre à faire AVEC et de réussir AVEC le stress ou la peur.

« Les grands champions ne sont pas ceux qui gagnent sans jamais trembler, mais ceux qui gagnent malgré la peur et les tremblements ! ».

« Le jour où tout a changé pour moi, c’est lorsque je me suis rendu compte que je pouvais rentrer des putts en étant nerveux. » Dustin Johnson dans un « Journal du Golf » de 2015.

L’ANGOISSE : le bon trac

Antoine de la Garanderie compare l’angoisse au trac qu’éprouvent les acteurs de théâtre avant de monter sur scène. Cela fait partie intégrante de ce métier. Ce type d’angoisse apparaît dans notre vie quotidienne à tous avant une échéance importante avec des enjeux qui nous tiennent à coeur  : rendez-vous décisif, entretien d’embauche, réunion professionnelle, rencontre amoureuse… Même les personnes les plus performantes (comme les élèves de classe préparatoire) éprouvent cette forme d’angoisse avant des devoirs sur table.

L’une des caractéristiques de cet état est la conscience aiguë d’être seul.e au monde face à l’épreuve. Cette conscience fait partie du processus de préparation à l’examen ou au concours et il ne faut pas essayer de la chasser. C’est l’énergie liée à cette conscience qui permet de revoir les cours, s’entraîner sur les sujets des années précédentes, se mettre en projet de réussite à l’examen.

Les personnes qui éprouvent du trac sont capables de se donner des images mentales de la situation telle qu’elles se l’imaginent : images visuelles de la salle, de la distribution des sujets, images verbales des consignes qu’elles se donnent (“Lis tranquillement le sujet, cherche à bien comprendre tous les éléments, dégage les idées principales, fais un plan…”).

La caractéristique de ces images mentales est le rôle de la personne qui les évoque : elle est partie prenante et l’angoisse est justement génératrice de liberté, dans le sens où la personne joue pleinement son rôle dans toutes les hypothèses (sujet plus ou moins difficile, examinateur plus ou moins sévère à l’oral…).  Tout son projet mental est imprégné de la conscience qu’elle a d’être l’actrice principale de sa réussite (ou de son échec).

L’angoisse est indissociable du projet mental de réussite : serai-je à la hauteur ?

Comment je peux m’en donner les moyens ?

L’angoisse apparaît donc comme une face de la médaille, l’autre face étant la conscience de la responsabilité personnelle et la capacité d’adaptation au service de la réussite.

Le soutien le plus efficace que nous pouvons apporter à une personne en proie au trac est donc de l’aider à identifier cette manifestation de l’angoisse dans le corps (sensations telles que mains moites, accélération du rythme cardiaque…) et à l’accueillir comme un élément indispensable et constitutif de la réussite.

LA PEUR : le stress paralysant

A l’inverse de l’angoisse mobilisatrice de ressources internes et libératrice, la peur est paralysante et la personne qui en souffre ne peut pas la maîtriser. Elle l’étouffe et détruit chez elle toute volonté d’agir et de réussir. La personne a alors l’impression de ne plus vivre réellement la situation, d’en être spectatrice et de  n’avoir aucun pouvoir, aucun contrôle sur les événements.

Sous le coup de la peur, la personne peut perdre tous ses moyens ou, au contraire, la personne interrogée va répondre n’importe quoi, de manière précipitée et irréfléchie. Comment alors sortir de cette peur qui, contrairement à l’angoisse, n’a que des effets négatifs ? En la transformant justement en angoisse, au sens défini dans le premier paragraphe.

En effet, quand une personne est en proie au stress, elle évite de se donner des images mentales de la situation dans laquelle elle sera interrogée… parce que ces images lui sont désagréables. Or on a vu que le moteur de la réussite est l’évocation mentale de la réussite et des moyens d’y parvenir.

La personne qui stresse ne peut évoquer la situation dans sa tête dans un projet d’avenir : soit elle refuse de la voir, soit elle la voit comme une image fixe représentant son échec (si bien qu’elle la rejette très rapidement).

Comme la peur provoque un refus de penser, Antoine de la Garanderie propose de rendre leur mobilité aux évocations mentales.

Pour cela, il faut que, dans la tête des personnes paralysées par la peur, elles évoquent d’autres situations que celle où elles se présentent en échec, même si elles peuvent paraître absurdes dans un premier temps. Pourquoi ne pas jouer avec l’hypothèse dans laquelle la personne quitterait la classe si elle était interrogée ?

Ou imaginer qu’elle répond en anglais ?

Antoine de la Garanderie affirme que l’humour et la détente sont excellents pour la santé émotionnelle des évoqués. L’essentiel est que la personne soit face à plusieurs possibilités pour remplacer une image mentale désespérément fixe par une série d’évocations différentes. L’idée est d’arriver à envisager, dans cette série d’évocations, une hypothèse de réussite (répondre brillamment à l’enseignant, écrire une dissertation dans le sujet du concours…). Une fois que cette hypothèse est formuler, il reste à encourager la personne à s’en donner des images mentales précises (visuelles, auditives et/ou verbales).

Cette évocation va créer une angoisse chez la personne et c’est bien le but recherché. C’est parce qu’il y a angoisse que la personne peut à nouveau se donner un projet mental de réussite et effectuer les gestes mentaux nécessaires à l’apprentissage des leçons, des cours dans ce projet de réussite. Au sens d’Antoine de la Garanderie, les gestes mentaux sont au nombre de cinq :

  1. l’attention
  2. la mémorisation
  3. la compréhension
  4. la réflexion
  5. l’imagination créatrice

gestes mentaux garanderie

Plus on se prépare à une échéance en s’en donnant des images mentales, plus on entre dans son angoisse, plus on est apte à accueillir l’imprévu. Pour éviter de subir la peur, acceptons aujourd’hui l’angoisse en nous donnant un projet mental de réussite pour demain. – Antoine de la Garanderie

LE GOLF EST SUJET A UN JEU D’INFLUENCES MENTALES.

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Voici la nature des 4 jeux d’influences symboliques :

1-Jeu d’influence sociale.

2-Jeu d’influence scénique.

3-Jeu d’influence intrinsèque à l’activité.

4-Jeu d’influence spatio-temporelle.

Décidément, que de jeux pour s’amuser !

A CHACUN SES QUALITÉS :

Il y a donc un jeu de pressions, d’influences, ou de forces mentales, devant lesquelles nous ne sommes pas forcément tous égaux. De la même façon que nous ne sommes pas tous égaux sur le plan des qualités :

– physiques (force, vitesse, souplesse),

– de coordination (techniques),

– ou intellectuelles. (jugement, analyse, clairvoyance, bon sens).

LE JEU DE GOLF COMPREND :

Un jeu de corps (technico-tactique).

Un jeu de club (mécanico-tactique).

Un jeu de balle (trajectoire- balistico-tactique).

Un jeu de cibles (stratégico-tactique).

Un jeu d’enchaînement de cibles (stratégique).

Et un jeu mental intérieur qui se prête plus particulièrement à :

UN JEU D’INFLUENCES SYMBOLIQUES :

Qui dépend de votre façon de vivre par exemple :

-Votre score (trou, carte, épreuve).

-Le score d’un autre joueur.

-Votre objectif de score ou de résultat.

-Votre coup (en lien direct avec votre score sur le trou).

-Le coup d’un adversaire.

-La formule (stroke ou match).

-Le niveau d’un co-compétiteur (index-titre).

-Votre niveau (index) affiché.

-Un joueur qui « jouerait » mal et arriverait à scorer.

-Un joueur chanceux.

-Vos coups parfaits mais malchanceux.

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Scorer est la Conséquence d’ Objectifs et de Résultats qui créent l’Envie.

« Les grands champions ne sont pas ceux qui gagnent sans jamais trembler, mais ceux qui gagnent malgré la peur et les tremblements ! ».

Impatience et énervement sont les 2 émotions qui pollueront votre jeu de golf. Car le doute est source d’impatience d’abord et d’énervement ensuite. Car le décalage possible entre le coup attendu et le coup réalisé est source d’impatience d’abord (avant l’action) et d’énervement ensuite (après l’action).

GOLFEURS ENERVES ET/OU IMPATIENTS sur le parcours !

Vous-même, avez-vous sans doute déjà dû gérer énervement et impatience.

S’énerver ou être impatient n’est dommageable que si cela influence négativement votre jeu. D’ailleurs tout invite à l’empressement au golf :

Si vous plantez le mât vous voulez déjà savoir si vous allez enquiller votre putt.

Si vous ratez un coup, vous serez pressé de jouer pour vous rassurer, ou pour rattraper le coup moyen (voire pénalisant) que vous venez d’effectuer.

La plupart des joueurs interviewés font référence à la patience; ils la remercient sans cesse, elle leur a été bonne conseillère, en leur évitant, par exemple, d’effectuer des erreurs de prise d’infos d’abord et de choix stratégiques ensuite.

Parmi les causes de l’impatience, la première est que vous n’aimez pas rester dans le doute du résultat. Ce n’est pas l’attente qui vous ennuie, c’est qu’en ne jouant pas, vous restez dans le doute du résultat du coup à venir.

La seconde cause possible est votre empressement à mener à la marque. En bref, la plupart du temps, on souhaiterait connaître le résultat du prochain coup ou du match avant même de l’avoir joué.

Il n’est pas rare au golf de devoir accepter le décalage entre le coup attendu et le coup réalisé.

Dans les années 70, le mental s’attachait à la connexion (juste avant le coup) au service de la réussite de la réalisation motrice à venir (visualisation, focalisation). Une façon aussi de détourner l’attention des pensées négatives.

Puis dans les années 80, le mental a fait un petit tour dans la gestion des émotions et du stress, avec de s technique de relâchement.

Puis dans les années 90, le mental s’attarde à vos représentations, à l’interprétation de votre réalité, vos filtres, vos croyances, vos modes de pensées. (La sophrologie et la PNL sont des outils phares).

En 2000, nous arrivons dans une période de coaching mental qui essaie de découvrir les valeurs profondes de l’individu afin de lui permettre de découvrir qui il est, comment il fonctionne. Nous sommes dans un coaching qui intègre la personne dans son entière existence.

En 2010, le mental s’intéresse à la spiritualité, en témoignent des ouvrages comme celui d’Eckhart Tolle « Le pouvoir du moment présent » que je vous conseille vivement de lire. Ainsi, si vous saviez déjà que nous ne devrions pas nous identifier ou être réduit à nos actes, il faudrait aussi éviter de nous identifier à nos pensées (notre mental bavard). Décidément ! Qui sommes-nous alors ?

MENTAL ET ACTION UN BINOME INSERABLE :

Il serait dommage de penser que seul le mental serait au service de vos actions sans que celles-ci soient en retour au service de votre mental. Il existe un jeu d’influences réciproques entre votre mental et vos actions Si le mental cherche à vous faire vivre des Expériences Pratiques Positives, je vous assure que celles-ci sont également au service de votre mental. Le mental en sport se travaille par l’action. Et dans l’action. Je doute de l’efficacité d’une préparation mentale qui ne s’appuierait pas sur l’action gagnante,

l’EXPERIENCE PRATIQUE POSITIVE.

L’entraînement ne cherche pas seulement le progrès, il a aussi pour mission de consolider les acquis. La stratégie fait la différence au niveau 2 sous réserve d’avoir un minimum de bagage technique. Le physique fait la différence au niveau 4 sous réserve d’avoir un minimum de bagage mental, stratégico-tactique, et technique. Ce qui fait la différence pour passer d’un niveau à l’autre ne doit, ni faire oublier que le niveau de compétence acquis dans les précédents facteurs abordés doit être maintenu, ni dévaloriser l’importance des facteurs de la performance améliorés précédemment. Il est difficile de courir tous les lièvres en même temps.

Définissez vos priorités, demandez conseil en fonction de vos objectifs, de votre niveau, de votre temps imparti à votre golf.

DES SOLUTIONS MENTALES.

La ZONE du ventre mou.

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CITATIONS

« Si vos trajectoires de balles dépendent d’une intention de swings, vous passerez un cap dès que vos swings dépendront de vos intentions de trajectoires. »

« Au début vous voulez comprendre le swing et sentir le jeu, il vous faudra comprendre le jeu et sentir le swing pour progresser. »

« C’est grâce à vos sensations que votre jeu devient sensationnel. »

Comment séparer le sensationnel de l’émotionnel ?

« L’expérience est composée d’une ou de plusieurs actions, simultanées ou juxtaposées, dans une situation donnée, accompagnée de sensations, de sentiments, d’émotions et de jugements. »

« Si un mauvais départ n’empêche pas le Par, un birdie se construit du tee. »

« Le golf est un jeu tellement sérieux qu’il vaut mieux s’en amuser avant qu’il ne se joue de vous. »

Souvent le parcours se joue et s’observe, tout d’abord :

– de gauche à droite, technique.

– puis d’avant en arrière, stratégique.

– et enfin de haut en bas, tactique.

« Un golfeur, tel un tennisman, ne joue pas contre, mais avec le terrain; ne joue pas avec, mais contre les autres joueurs. »

Contrairement à ceux qui joueraient le drapeau, préférez viser le trou.Ce livre ne cherche pas à vous apporter LA solution, mais juste à vous présenter ce que le jeu de golf peut mettre en jeu mentalement.

Peut-être reconnaîtrez-vous des éléments correspondant à votre sensibilité .

Les jeux d’influences ?

Les liens affectifs ?

Tout n’est que jeu de scène, d’influences, de rapport de force, directement en lien avec vos filtres qui génèrent vos interprétations et vos croyances.

Découvrez comment vous réussissez et comment vous échouez, sans perdre de vue qu’entre la réussite et l’échec il y a encore un espace mental dans lequel vous n’êtes ni dans la réussite ni forcément dans l’échec.

Cet espace est important au golf, car nous sommes souvent au milieu de la réussite et de l’échec, dans la ZONE du VENTRE MOU.

Dans un jeu comme le golf, c’est dans cet espace intermédiaire, cette zone du « ventre mou » que vous serez plus facilement à l’écoute de vos sensations mentales, émotionnelles, affectives, corporelles.

C’est dans cet espace que vous pourrez plus aisément vous libérer des influences mentales et faire les bons choix.

La plupart des démarches spirituelles me semblent proches de ce que réclame le golf.

Elles sont à la recherche d’un équilibre de vie, qui tend à atténuer les excès en nous suggérant, de nous étonner de tout, de savoir accueillir l’imprévu.

Alexandre Jollien dans son dernier ouvrage « Vivre sans pourquoi » aborde par exemple des thèmes auxquels les golfeurs sont sensibles :

la confiance, l’illusion du contrôle, la patience.

Même si le golf se prête à une quête de contrôles, de la balle ou de votre mental; laisser une place au hasard, à l’incertitude, au doute, est une voie efficace pour laisser place à l’acceptation (le lâcher-prise) et à une libération de vos énergies positives et créatrices. Tout arrive à qui sait attendre activement (en s’en donnant les moyens).

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