ACADEMYCONSEILS DU PROLES PLUS LUSPUTTING

Putting de Champion : The Golden Angle

Geoff Mangum. Certainement l’un des plus grands théoriciens du putting, dont les recherches ont contribué au développement des contenus d’entrainement de tous les coachs actuels, souvent sans qu’ils le sachent. Le plus grand nom de l’histoire du putting selon le légendaire Bob Toski.
Geoff Mangum a compilé ses recherches et découvertes pour créer PuttingZone, m’autorisant à continuer l’aventure en créant  la première communauté d’instructeurs de putting en France.

« Le tempo et le rythme d’un pendule physique ne changent pas parce que vous modifiez la taille du swing. Ce qui change avec la taille du swing, c’est la vitesse d’impact au bas du swing, où la vitesse maximale est exprimée à travers le bas du tic-toc.  »
– Geoff Mangum, théoricien du putting

Rendre conscient le fonctionnement d’un coup au putting que ce soit par rapport au dosage,à la visée,à la lecture d’une pente,en comprenant ce qui se passe en nous pour réussir, constitue l’originalité de PUTTINGZONE.

Rendre conscient ce qui est subconscient.

Laurent Jockschies vous fera jouer comme un pro avec la méthode de Putting Zone de Geoff Mangum.

Une vocation de pédagogue, vite reconnue

Laurent Jockshies a failli devenir enseignant d’équitation. C’est à sa portée : à 18 ans il détient un 3° Degré Fédéral, le plus haut niveau de maîtrise de l’art équestre. Mais il est aussi golfeur et index 2 à 16 ans. Il passe son temps sur le practice à prodiguer des conseils et c’est finalement le golf qui l’emporte. Laurent s’inscrit à l’Ecole Fédérale de Golf en 1988 pour y passer son Brevet d’Etat.

« Puttez comme un Pro»…

PUTTING : les 4 conseils « by Jack Nicklaus »

Quatre conseils souvent négligés ou oubliés avec les explications de PuttingZone

Conseil 1 : l’oeil gauche sur la balle et le droit derrière relève en fait davantage de l’astuce. Ce qui compte ici c’est de placer l’axe du regard correctement. Tous ceux qui sont venus suivre un entraînement PuttingZone le savent.

Le regard descend sur la balle permettant au crâne de pivoter par rapport à l’axe de la nuque horizontal. Le regard est alors dirigé perpendiculairement à la face du putter avec les 2 yeux en ligne. Non seulement le joueur développe la capacité de projeter le regard exactement là où est orientée la face, mais il relie aussi mentalement la face et ce point de visée.
Cette habileté était la marque de fabrique des joueurs des années 50/60/70 et est souvent négligée voire oubliée aujourd’hui par des joueurs plus en recherche d’une mécanique du putter au détriment d’une mécanique du corps.

Conseil 2 : la position confortable OUI . Un principe encore passé au second plan aujourd’hui. Trop de joueurs souffrent d’approximation à cause de trop de tension dans leur posture.

Conseil 3 : stabilité de la pression des mains sur le grip : OUI.

Là encore un principe défaillant chez la plupart des joueurs qui viennent me voir, pros compris. Si la pression du grip est insuffisante ou change durant le mouvement, cela déplace la position du pic d’accélération et désoriente aussi la face, amenant la plupart des problèmes de dosage et de direction.

Conseil 4 : les avant bras « souples », encore OUI.

Plus exactement ce sont les coudes qui doivent être relâchés pour permettre des ajustements naturels. A l’inverse de la tendance actuelle qui consiste à « tout bloquer » dans une recherche de contrôle mécanique absolu.

Quatre grands principes qui se rapportent à un apprentissage perceptif et sensible du putting un peu oubliés aujourd’hui.

PUTTiNG : dans quel système êtes-vous ?

Peu de joueurs savent qu’il existe plusieurs façons d’exécuter un mouvement de putting.

FORWARD PRESS et PUTTING : bonne ou mauvaise solution ?

Le forward press est un déplacement  en avant des mains au démarrage du mouvement. Certains joueurs ont popularisé ce mouvement en particulier Phil Mickelson qui avoue mieux putter avec un forward press après avoir testé de multiples techniques.

Le forward press aide les joueurs à résoudre une problématique du mouvement de putting : taper droit. En effet, le putter a tendance quel que soit son design à envoyer la balle à gauche et le fait d’avancer les mains au démarrage du mouvement permet de donner une dominance au côté gauche pour sortir plus en ligne. Cette caractéristique est parfaitement décrite par le coach Dave Stockton dans son livre « Putt to Win« .

Mais comme tout mouvement, il convient d’en connaître les conséquences, et en particulier les problèmes possibles :

Le premier problème, c’est que cela décale l’axe du mouvement vers la gauche et demande une réorganisation posturale à l’adresse pour préserver le caractère pendulaire du mouvement. Or beaucoup de joueurs ne savent pas faire cela et leur mécanique est altérée.

Le deuxième problème, c’est que l’action de forward press ferme le loft du putter de 2 ou 3 degrés ce qui impose une modification du loft du putter, ce que la plupart des joueurs ne font pas.

Le troisième problème, toujours mécanique, est que cela entraine parfois une orientation à droite de la face à l’adresse, ou à l’impact, et il convient d’adopter un grip qui permette ce forward press sans risquer une désorientation.

Le quatrième problème, c’est que cela ne convient pas à un putting d’épaules qui provoquerait une frappe trop ascendante. Phil Mickelson d’ailleurs descend ses bras naturellement et joue ses bras pour permettre un mouvement tangentiel et non remontant, peu de joueurs savent cela.

Le cinquième problème, c’est que le forward press nuit aux perceptions naturellement utilisées pour doser ce qui demande là aussi une réorganisation.

Donc attention pour moi le forward press apporte plus de problèmes que de solutions chez les joueurs amateurs que je vois au quotidien. Et si on le retient comme solution, il doit être CONSTRUIT de façon logique et précise !

Faites attention lorsque vous imitez tel ou tel champion, vous n’imaginez souvent pas le travail qu’il y a derrière.

Il existe en gros 3 systèmes :

1. Mouvement rotatif.

On est dans une sorte de « mini swing« , qui engage les épaules et les bras dans un mouvement tournant, souvent décrit par l’utilisation des « grands muscles« . Si ce mouvement peut sembler naturel, il n’est pourtant pas si facile à mettre en oeuvre pour une raison simple : la face du putter n’est square qu’en un seul instant et tout décalage dans le contact avec la balle a une incidence immédiate sur la direction.
Un système qui exige un contrôle mécanique important, aboutissant parfois même à un « sur-contrôle » dans le guidage du putter et son centrage.

2. Un mouvement initié par la flexion et l’extension de la cage thoracique.

Ce mouvement qui ressemble un peu à une bascule a l’avantage de maintenir les épaules plus parallèles à la ligne de jeu mais provoque un déplacement de l’axe du mouvement. Cela se reconnait par la tête qui semble comme « rouler sur les épaules » et recule au moment de l’impact, ce qui a une incidence sur l’angle de frappe qui devient trop remontant, amenant alors des compensations comme le forward press par exemple, et aussi des ajustements dans le réglage du putter.

3. Un mouvement initié par les bras.

Le bras gauche se rapproche de la poitrine au démarrage grâce aux muscles adducteurs ce qui entraîne les épaules à suivre le mouvement. Mais les bras se retrouvent alors bloqués par le buste ce qui là aussi demande des ajustements en particulier dans la posture et le lie du putter.

Comme on le voit, aucun des 3 systèmes n’est parfait et à chaque fois il s’agit d’en comprendre les mécanismes précis. Il n’existe aucune solution miracle.

Ce qui explique bon nombre d’irrégularités (y compris chez les pros), c’est le mélange des systèmes. Certains joueurs sont dans des systèmes hybrides, c’est à dire qu’ils mélangent certains principes d’un système avec un autre, avec souvent des conséquences car certains mélanges sont plus compliqués à gérer que d’autres, et certains sont mêmes incompatibles.

Si chaque système appelle des principes bien distincts, c’est aussi le cas pour les outils pédagogiques de plus en plus nombreux sur les putting green. Beaucoup de joueurs n’ont pas conscience de leur système et n’utilisent pas les bons outils pour eux.

Comme dans les autres compartiments du jeu, il convient de faire les bons choix !⛳️

PUTTING ET VISUALISATION

La prise d’information est multiple et débute bien avant le green, parfois 150 mètres avant.
Dans 80% des cas la ligne de pente est en direction du fairway, car le green est dans 80% des cas en pente vers le fairway, c’est d’ailleurs ce qui fait qu’on voit le green de loin. Or comme le trou ne peut être que sur une zone uniformément plane, il est donc la plupart du temps sur une partie du green qui reflète la pente générale visible de loin. Le joueur arrivant sur le green peut donc marcher en direction du trou pour valider cette première information et peut se baser sur cette notion comme postulat de départ.
La deuxième information que l’on utilise est l’horizon.
L’être humain est instinctivement capable de porter son regard sur l’horizon en se tenant droit (ou de l’imaginer lorsqu’il n’est pas visible par un paysage bouché) et lorsqu’il le fait ses yeux se mettent à niveau ; à partir de cette perception le regard qui descend vers le trou donne une information très précise sur l’inclinaison du trou, beaucoup mieux qu’en se baissant à genoux la tête à quelques centimètres du sol. Une stratégie analogue consiste à rechercher un référentiel « horizontal » à mettre en relation avec le trou, un immeuble au loin par exemple, ou un référentiel « vertical » comme un drapeau, un pylône, un poteau…
Marcher autour du trou et ressentir la montée et la descente aide à préciser ces informations visuelles, en même temps que l’observation de l’inclinaison du trou en visualisant le trou se remplir d’eau pour savoir vers où l’eau va s’écouler en premier. Toutes ces informations et d’autres encore se font simultanément mais on les développe par l’entraînement une à une.
Elles permettent avec l’expérience de définir exactement la ‘ligne zéro‘, la ‘fall line‘, c’est-à-dire la ligne sans pente latérale.
C’est cette perception qui est la plus importante, car une fois la fall line identifiée, la visualisation des pentes devient beaucoup plus évidente. Les joueurs entraînés ne prennent que 10 secondes au plus à déterminer cette fall line avec une très grande précision. A l’entraînement, on la confirme à l’aide d’un niveau à bulle ou d’une application smartphone.

Une des grandes différences entre les pros du tour et les amateurs concerne la visualisation du putt à effectuer. Un terme qui reste souvent vague chez les amateurs.

Voici quelques idées pour comprendre en quoi consiste réellement la visualisation.

1. Visualisation des tâches

Lorsqu’un champion arrive sur le green, il voit aussitôt les différentes tâches à accomplir. Il sait et voit les étapes de sa préparation : la façon dont il va lire ce putt, comment il va s’aligner pour putter droit vers un point avec le bon dosage. Les différentes tâches pour y parvenir apparaissent clairement dans sa tête et c’est pour cette raison qu’il n’en oubliera aucune.

2. Visualisation large
Lire un putt, prédire la courbe, démarre par une visualisation large. C’est une grande différence avec les amateurs qui attendent d’avoir le nez sur le balle et ne voient… rien. La première perception d’un putt est large et intuitive. Regarder l’ensemble du green pour percevoir sa pente générale, marcher la distance, regarder la partie finale du putt sous différents angles envoie au joueur un sentiment général qu’il va pouvoir affiner.

3. Visualisation de la vitesse 
En fonction du premier ressenti le joueur voit exactement à quelle vitesse sa balle rentre dans le trou. C’est seulement alors qu’il va utiliser différentes techniques pour choisir son point de visée.

4. Visualisation de la trajectoire finale
Le joueur peut maintenant projeter sa visualisation sur le sol en une courbe et se passer le film de la roule de la balle sur cette trajectoire.

5. Visualisation du mouvement
A ce stade le joueur « se voit faire » et va s’installer pour répéter ce film. Une sensation gestuelle émane de cette action et guide le joueur dans son exécution. C’est à ce stade que survient l’image d’une clé technique et du type de focalisation.

6. Visualisation émotionnelle
Elle ne peut être exclue du processus de préparation. Se renvoyer l’image de la réussite pour éviter toute pensée négative, écouter son corps pour calmer ou stimuler le mouvement.

PUTTING ET PERFORMANCE

La recherche de performance au putting est conditionnée par le fonctionnement du corps.

Quelles intentions ? Quels mouvements ? Quels muscles ? Quelles sensations ?

La mécanique du putting en est la conséquence. Travailler la mécanique sans relation avec la cause gestuelle n’a aucun sens. Le travail ici porte sur le choix des actions musculaires qui vont permettre la stabilité de l’équilibre, avec un feedback instantané.

PUTTING : grip de doigts ou de paume ?

Ce que l’on appelle « grip de doigts » au putting, c’est en fait celui que vous utilisez pour votre swing. C’est un grip qui permet de créer un angle entre le manche du club et l’avant-bras. Ce grip favorise la rotation de la face ce qui est un principe utile au swing mais compliqué à gérer au putting.

Au putting, choisissez plutôt un « grip dans la paume » qui place le manche dans le prolongement de l’avant-bras. La forme des grips des putteurs ovales sur les côtés et plats sur le dessus, ainsi que l’inclinaison très relevé du manche nous oblige à avoir un grip de paume.
De cette façon les poignets n’ont que la possibilité d’effectuer un mouvement de flexion- extension empêchant ainsi une prono-supination qui amènerait à une ouverture et/ou une fermeture de la face de club, donc un putting irrégulier.
La qualité du grip au putting est donc aussi importante que pour les autres clubs en exerçant une contrainte d’immobilité contrairement à un grip traditionnel utilisé sur les autres clubs où l’on recherche l’inverse.

Je constate cependant que plus de 70% des joueurs que j’accueille au putting ont un « grip de club » pour la main gauche et donc une rotation indésirable de la face.
Remarque : la forme initiale des grips au putting était ronde puis a évoluée vers une forme dite « pistol » qui effectivement incite à une prise de paume. Mais certains grips récents n’ont plus cette forme et c’est un point à considérer dans l’apprentissage des fonctions du grip au putting.

PUTTING DE CHAMPION : The « GOLDEN ANGLE » (l’angle d’or)

14 degrés. C’est l’angle anatomique naturel formé par l’avant-bras et la verticale lorsque le bras est naturellement relâché.

Jean François Remesy 🇫🇷  Un grand champion que je remercie encore pour sa visite récente afin de découvrir les principes PuttingZone. Curiosité, détermination à apprendre, faire toujours mieux, regarder devant… Un exemple pour tous, jeunes et moins jeunes, pros ou amateurs.

Cet angle est une des nouveautés dans le putting du champion Jean-François Remesy. (Meilleur golfeur français des plus de cinquante ans). Il varie selon les individus de 14 à 16 degrés et se mesure avec un petit test physique.

Le respect de cet angle permet au putter d’évoluer naturellement droit sur son plan avec un ressenti idéal de l’effet de la gravité. Il en résulte un mouvement plus libre et fluide.

Un principe choisi récemment par Tiger Woods pour retrouver sa performance sur les greens et lui redonnant une victoire (photo polo bleu : mauvais angle avant. Photo polo rouge : angle 14 degrés maintenant).

Un angle également respecté par Matt Wallace, excellent putter et actuel leader au DP World Tour Championship à Dubai, au moment où j’écris ces lignes.

PUTTING : EXEMPLE DE CHAMPION

Une posture dite « par empilement » c’est à dire que les segments du corps se superposent en respectant les angles anatomiques naturels. C’est à dire que les segments du corps se superposent en respectant les angles anatomiques naturels’?
En effet, il est rare d’avoir ‘naturellement‘ cet angle entre buste et membres inférieurs ou au niveau des genoux. C’est plus compréhensible au niveau des coudes par exemple, car l’angle semble être celui que l’on a en station debout, bras ballants.
Il en résulte une posture sans tensions. Les mains coulissent sur le manche et se placent naturellement basses, les bras sont libres. Des choix qui conduisent à un mouvement naturellement droit, rythmé, et répétitif. (Joueur Romain Wattel, European Tour)

PUTTING : 4 joueurs sur 5 envoient la balle à gauche. Et vous ?

Pour qu’une balle roule parfaitement droite au putting, il faut réunir 2 conditions :
1. Que la face du putter soit square à l’impact
2. Que la face du putter avance en ligne droite vers le centre de gravité de la balle (milieu de la balle) au moment du contact.

Le premier facteur qui altère cet objectif est le grip. C’est pour cette raison que l’on voit autant de grips différents au putting. Mais dans la majorité des cas (environ 4 fois sur 5), ce grip est une compensation, un pansement qui ne résout que provisoirement ou de façon imparfaite le problème.

Trouver le grip idéal dépend du putter lui même, mais surtout des angles anatomiques (mains, bras, corps) et du type de mouvement.

PUTTING : LES COUDES EN JEU

Pour vos coudes au putting, vous avez le choix. Soit vous choisissez de les bloquer, les raidir, soit vous choisissez de les détendre.

La proprioception, de la proprioception et encore de la proprioception.

Dans le premier cas on pense souvent que bloquer l’angle des coudes permet de favoriser une bonne mécanique, un bon balancier. En fait on obtient surtout un putting mécanique, heurté, sec, et un dosage compliqué. Ce n’est pas le meilleur choix technique pour des amateurs (mouvement de corps, perceptions à doser plus difficiles…)

Dans le deuxième cas, des coudes relâchés permettent un putting sensible, perceptif, une frappe équilibrée.

Même angle de manche au sommet de l’élan et sommet du finish. Une belle image pour comprendre ce que j’appelle un mouvement équilibré au putting. A noter la tête qui réagit après l’impact permettant une frappe légèrement ascendante mais un équilibre préservé semblable à l’équilibre de départ. Le joueur European Tour Romain Wattel à l’entraînement.

L’image contient peut-être : personnes qui pratiquent un sport, personnes debout, golf, plein air et nature

LE MYTHE DE L’ACCELERATION AU PUTTING

Il faut en finir avec certaines croyances au putting, la première étant celle de l’accélération de la tête du putter à l’impact.

La première habileté du putting est celle du contrôle de la vitesse de roule de la balle pour doser une distance.

Accélérer à la descente complique considérablement le dosage car il est impossible de maîtriser la vitesse de départ de la balle, c’est ce qui est démontré par tous les relevés effectués à l’aide des logiciels d’analyse dont on dispose aujourd’hui, ce que PuttingZone a déjà expliqué et démontré depuis plus de 10 ans.

L’accélération à la descente avait un sens dans les années 50 et 60 lorsque la tonte des greens n’était pas aussi rase que maintenant ; il fallait une petite « tape » à l’impact avec du loft pour faire sortir la balle de sa dépression, comme cela avait été mesuré en 1955 par Karsten Solheim, le fondateur de Ping qui définit alors le degré de loft des putters.

Depuis, les tontes n’ont cessé de devenir plus basses, et la roule plus prédictive. Le premier joueur à avoir équilibré son mouvement avec un dosage exceptionnel des distances fut Ben Crenshaw dans les années 80, un équilibre des amplitudes du mouvement que l’on retrouve aujourd’hui chez les joueurs les plus réguliers au putting.

Doser n’est pas accélérer. Doser c’est maitriser la vitesse à laquelle la balle tombe idéalement dans le fond du trou, et lorsque cette vitesse de roule est visualisée, cela rend physiquement impossible toute accélération.

PUTTING : UN PRINCIPE MECONNU pour le DOSAGE

Tout d’abord le regard descend et se dirige exactement sur le putter ce qui permet lors de la rotation de la tête aux yeux de se projeter exactement là où est orientée la face du putter.

Ensuite cette rotation se fait de façon continue exactement à la vitesse de roule de la balle. Ce travail visuel particulier est une des nombreuses clés pour programmer la gestion exacte de l’amplitude du mouvement.

PUTTING : LA PHOTO FINISH

Un conseil pour améliorer votre putting consiste à maintenir votre position au finish après le contact de la balle pour surveiller certains points :

1. Le contrôle de l’orientation de la face du putter : est elle au bon endroit, dans la bonne amplitude, dans le bon angle ?
2. Le contrôle des positions clé du corps : stabilité des appuis, maintien des angles, maintien de la pression du grip (voir video de la publication précédente), orientation du regard…

Faites comme les champions et maintenez la « photo finish » pendant tout le temps de roule de votre balle

PUTTiNG : surveillez ce que vous faites de votre main droite.

Au putting votre main droite (si vous êtes droitier) peut être votre meilleure amie ou votre pire ennemie.
Sur le plan anatomique, le bras droit est freiné dans la zone d’impact par la cage thoracique ce qui freine le putter et l’oriente à gauche. Pour pallier au problème le joueur a 2 solutions :
1. Il renforce l’action de la main droite par une rigidification musculaire et accélère le putter dans la zone d’impact. Ce « passage en force » est dangereux car il éloigne le joueur d’un tempo et d’un rythme harmonieux. Parfois cela fonctionne mais cela demande beaucoup d’entraînement.
2. Il renforce l’action de la main gauche par une pression suffisante et « oublie » sa main droite qui accompagne le mouvement du bras gauche et des épaules. Le balancier est plus harmonieux et rythmé, plus naturel.

Le grip inversé est davantage une réponse pour corriger l’orientation à gauche du putter à l’impact. En prenant un grip inversé le côté gauche devient dominant et le bras droit se rétracte.

Il y a plein de combinaisons de grips possibles. Le but est juste d’attirer votre attention sur la main droite qui SOUVENT pose un problème au putting, ce qui explique certains grips.

PUTTING : Entraînement aux lectures de pentes

Effectivement comme le dit Phil Kenyon, ce que voient les joueurs comme trajectoire dans les pentes est différent de la réalité.
Premier conseil : une bonne lecture des pentes consiste d’abord à être familier avec la roule du green, ce que les joueurs ne font pas assez.
Deuxième conseil : à l’entraînement, un bon exercice consiste à putter droit vers le trou, et observer sa balle subir la pente. La balle va finir à une certaine distance. Par exemple, imaginez un putt gauche/droite comme ici ; en jouant tout droit, la balle va s’écarter à droite. Reportez ensuite à gauche le même écart pour trouver votre point de visée. C’est une démarche d’expérimentation qui va rapidement développer de bonnes perceptions.

Au départ : bras rétractés, poids en avant, équilibre instable, yeux au delà de la ligne, alignement à droite, mouvement saccadé avec démarrage hors du plan, rotation de la face et quelques yips
A l’arrivée : gestion du poids du putter et des bras en équilibre, tempo régulier, posture équilibrée, alignement naturellement square, yeux placés, mouvement fluide dans le plan et rythmé sans aucun yips.

Il existe une grande différence entre les putters de golf symétriques de nouvelle technologie et les putters de golf asymétriques à l’ancienne de type Ping et les putters de golf de style Odyssey –

LE MYTHE DE L’ACCELERATION AU PUTTING

cause des frottements. Soit la balle glisse. pertes maximum. Soit la balle roule. pertes minimum.

Il faut en finir avec certaines croyances au putting, la première étant celle de l’accélération de la tête du putter à l’impact.

La première habileté du putting est celle du contrôle de la vitesse de roule de la balle pour doser une distance.

Accélérer à la descente complique considérablement le dosage car il est impossible de maîtriser la vitesse de départ de la balle, c’est ce qui est démontré par tous les relevés effectués à l’aide des logiciels d’analyse dont on dispose aujourd’hui, ce que PuttingZone a déjà expliqué et démontré depuis plus de 10 ans.

Doser n’est pas accélérer. Doser c’est maitriser la vitesse à laquelle la balle tombe idéalement dans le fond du trou, et lorsque cette vitesse de roule est visualisée, cela rend physiquement impossible toute accélération. Un mouvement qui se termine plus loin que l’amplitude du backswing est un mouvement accéléré et représente un risque statistique parfaitement démontré aujourd’hui.

Cherchez à équilibrer votre mouvement avec un tempo identique vers l’arrière et vers l’avant. Par exemple si le tempo est de 1s du démarrage au sommet du backswing, il aura le même tempo de 1s du sommet du backswing au finish dans une amplitude symétrique, comme on le voit dans mes photos.

PuttingZone est la seule démarche qui forme les joueurs à trouver leur tempo comme fondation de leur putting, et ce depuis plus d’une dizaine d’années. Cette démarche est désormais celle de tous les grands coachs de putting du Tour, Phil Kenyon en tête (coach de Tommy Fleetwood, Rory McIlroy, Francesco Molinari et de dizaines d’autres pros).