MENTAL

La visualisation positive « Quiet Eye »

« Il faut anticiper, tout le temps, pour rester dans le rationnel et ne pas céder à l’émotionnel que me dicte mon rôle de père. »  Parce que, si ce sont de vrais professionnels, hyper entraînés, ils doivent continuer à jouer par plaisir. Faute de quoi, pas d’ondes alpha… « Il faut créer du plaisir. Car c’est de là que vient l’aisance ».

Les athlètes de haut niveau, plus que les autres sans doute, sont capable de revivre chaque course, chaque performance au millimètre près. Les expérimentations menées sur ces sportifs de haut niveau montre que la présence d’ondes alpha, avant une activité, est généralement un critère de réussite. « C’est très important d’entretenir ses réussites et ses victoires pour retrouver le même sentiment, le même état mental ».

« Pour mettre ses ondes en phase avec son environnement. Le cerveau en repos, donc au moment où les ondes alpha sont les plus fortes, permet une meilleure acuité et une meilleure perception de l’environnement sensoriel notamment. Et c’est de ça dont le sportif a besoin pour percevoir la trajectoire d’une balle, par exemple, et la frapper au bon moment. »

La conscience apparaîtrait dans des intervalles de temps d’une durée de 400 millisecondes au plus, avec des espaces d’inconscience entre eux:

En phase de concentration et de relaxation, le cerveau des sportifs de haut niveau émettent davantage d’ondes alpha. Ces ondes électriques traduisent l’état de calme du cerveau qui peut alors se consacrer pleinement au geste parfait. La neuroscience au service du sport.

Le contrôle du regard s’est révélé être un déterminant important de la précision dans l’exécution des tâches motrices (Land, ; Vickers, ). Vickers ( ) a été le premier à évaluer le contrôle du regard des golfeurs experts et novices lors de l’exécution de putts de golf. Vickers a souligné les différences de compétence dans le contrôle du regard pendant la phase d’alignement et d’exécution du putt. Plus particulièrement, les experts ont gardé les yeux rivés sur l’arrière du ballon pendant environ deux secondes avant le début du swing arrière et ont maintenu cette fixation jusqu’à ce que le putter touche la balle. Leur regard resterait alors au même endroit pendant environ 300-500 ms après que le ballon ait été frappé. Cette fixation de visée a été appelée plus tard l’œil silencieux (QE; Vickers, )

« La visualisation est cette capacité mentale que nous avons de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. » La visualisation nous aide à savoir où nous allons et le dit à notre cerveau qui mobilise un vent favorable. « Quiet eye », c’est à dire « la fixation finale ou le suivi du regard sur un endroit ou un objet précis dans le champ de vision de l’athlète » (d’après la définition de Joan Vickers, professeur de l’Université de Calgary à l’origine de cette théorie).  Plus cette fixation est longue – au moins cent millisecondes sans dévier de plus de 3 degrés – plus les chances de réussite du tir sont élevées.

« Lorsque vos yeux fournissent les données, votre système moteur sait juste quoi faire », explique Joan Vickers, psychologue cognitif à l’Université de Calgary et à l’origine de la théorie des yeux silencieux. « Votre cerveau est comme un système GPS. Il détecte la cible, la vitesse, l’intensité et la distance. « 

Le jeu de golf provoque régulièrement un dialogue interne avec soi-même parfois néfaste.

« Les meilleurs athlètes ont des qualités physiques exceptionnelles, mais ce qui manque chez certains d’entre eux, c’est la concentration visuelle et la concentration »,

La PNL : les sous-modalités sensorielles.

Notre comportement est guidé par trois registres sensoriels :
– les sous-modalités visuelles
– les sous-modalités auditives
– les sous-modalités kinesthésiques ou corporelles.

Le protocole de Walt Disney

Walt Disney avait une stratégie de travail bien particulière. Quand il avait un projet, il commençait par le rêver, en toute liberté.

Place à l’imagination avant tout !
Puis suivait une phase d’étude de faisabilité du projet rêvé. À ce stade, place à l’efficacité. Normalement une bonne partie du rêve n’entrait plus dans le faisable Enfin restait à critiquer le projet et à faire preuve de lucidité. Plusieurs allers et retours entre le rêve et la lucidité pouvaient être effectués et au bout du processus ne restait qu’un projet qui pouvait se concrétiser.

visualisationLe seul « Royaume enchanté » imaginé par Walt Disney, Disneyland Parc en Californie (1955) a été conçu selon ce protocole.
C’est carré, c’est concret, aucune place à quelque croyance que ce soit.Modélisé par un psychologue américain ce protocole est enseigné aujourd’hui dans de nombreuses écoles de management.

Est-il possible d’appliquer ce protocole au golf ?

visualisationJ’ai un putt de 20 mètres pour birdie ! Je peux rêver la trajectoire idéale à donner à la balle pour qu’elle rentre. Je dois ensuite me demander si c’est faisable et à quelles conditions. Parmi elles la parfaite conscience du terrain.

 

Donc j’analyse le terrain avec le plus grand soin.

Enfin il faut rester lucide, la chance va jouer un grand rôle dans la bonne fin de mon putt. Je vais peut-être alors revoir mes ambitions et me dire que je serais très heureux si je plaçais ma balle à moins de 2 mètres du trou pour jouer le par.
Automatiquement la lucidité fait chuter la pression, éloigne le stress et rend l’objectif plausible. L’intérêt du protocole de Walt Disney est qu’il ne s’arrête pas au rêve. Dans notre exemple il y a bien une visualisation, celle de la trajectoire idéale, mais elle passe ensuite à la moulinette de la réalisation concrète et de la lucidité.

LA VISION HUMAINE EST GLOBALE

L’homme voit la forêt avant l’arbre. Contrairement à la plupart des animaux y compris les primates, il met en œuvre une perception visuelle globale avant de percevoir ensuite les détails.
Cette capacité permet une reconnaissance rapide et efficace de tout ce qui nous entoure. Nous partageons cette capacité avec les abeilles.
Cette vision globale permet au golfeur d’analyser d’un seul coup d’œil la configuration d’un trou. Du moins la partie qu’il peut voir depuis son point d’observation.
Grâce à cette faculté nous disposons  de temps pour placer sur cette image globale les choses intéressantes comme les bunkers, les arbres, les obstacles d’eau, mais aussi le point le plus propice pour y placer notre balle en préparation du coup suivant.

L’automobiliste devant vous stoppe subitement, et vous vous retrouvez à freiner avant même de réaliser ce qui se passe. On pourrait parler d’un réflexe, mais la réalité sous-jacente est beaucoup plus complexe, et alimente une controverse qui dure depuis plusieurs siècles: la conscience est-elle un flux constant et ininterrompu, ou une série de petits blocs discontinus – comme les 24 images-seconde d’un film? Des scientifiques de l’EPFL et des universités d’Ulm et de Zurich viennent de proposer un nouveau modèle sur la manière dont le cerveau traite l’information inconsciente. Il suggère que la conscience n’intervient que dans des intervalles de 400 millisecondes – c’est à dire sans conscience entre les deux. Ce travail est publié dansPLoS Biology.

En continu ou image par image?

La conscience semble agir de manière continue: images, sons, odeurs et sensations tactiles se suivent sans interruption. Nous avons ainsi une image continue du monde qui nous entoure. Il semble que les sensations soient traduites de manière continue en perceptions conscientes: nous voyons les objets bouger doucement, nous entendons les sons en continu, et nous percevons les odeurs et les sensations de toucher sans interruption. Cependant, une autre école de pensée affirme que notre cerveau recueille les informations sensorielles seulement pendant de brefs instants, comme une caméra prenant des instantanés. Même s’il existe un nombre croissant de preuves contre l’idée de conscience «continue», il semble néanmoins que la théorie «discontinue» d’instantanés soit trop simple pour être vraie.

Michael Herzog à l’EPFL, en collaboration avec Frank Scharnowski à l’Université de Zurich, vient de développer un modèle, ou «cadre conceptuel», afin de comprendre comment la conscience pourrait réellement fonctionner. Pour ce faire, ils ont passé en revue les données d’expériences psychologiques et comportementales déjà publiées, qui visaient à déterminer si la conscience est continue ou discontinue. Par exemple, des expériences où l’on montre à un sujet deux images en succession rapide, pour lui demander de distinguer la différence entre elles, tout en observant son activité cérébrale.

Deux phases pour traiter l’information

Le nouveau modèle propose un traitement de l’information en deux phases. Le cerveau traite les détails spécifiques des objets, par exemple la couleur et la forme, et les analyse quasi continuellement et inconsciemment à une fréquence très élevée. Toutefois, le modèle suggère qu’il n’y a pas de perception du temps pendant ce traitement inconscient. Même les caractéristiques temporelles, comme la durée ou le changement de couleurs, ne sont pas perçus durant cette période. En fait, le cerveau représente cette durée comme une sorte de «nombre», de la même manière qu’il le fait pour la couleur et la forme.

Puis vient la phase consciente: le traitement inconscient est achevé. Le cerveau rend simultanément conscients tous les éléments. Cela forme l’image finale que le cerveau présente à notre conscience. En d’autre termes, après ce traitement inconscients nous sommes finalement conscients du stimulus.

Pourquoi l’inconscient doit rester inconscient

L’ensemble du processus, du stimulus à la perception consciente, peut durer jusqu’à 400 millisecondes. D’un point de vue physiologique, cela constitue un décalage considérable. «Le cerveau veut vous donner l’information la meilleure et la plus claire possible, et cela exige un certain temps, explique Michael Herzog. Il n’y a aucun avantage à vous faire connaître son traitement inconscient, parce que cela serait extrêmement déconcertant.» Le travail des chercheurs s’est concentré sur la perception visuelle, mais le décalage pourrait être différent pour une autre information sensorielle, par exemple auditive ou olfactive.

Ce modèle à deux phases offre une image plus complète de la manière dont le cerveau gère la conscience. Il permet de dépasser le traditionnel débat «continu contre discontinu». Mais surtout, il ouvre des perspectives sur la manière dont le cerveau traite le temps et le met en relation avec notre perception du monde.

Ce travail résulte d’une collaboration entre le Brain Mind Institute de l’EPFL, l’Université de Zurich et l’Université d’Ulm. Il a été financé par le Fonds National Suisse.

Source

Herzog MH, Kammer T, Scharnowski F. Time Slices: What is the duration of a percept?PLoS Biology 14(4): e1002433. 12 April 2016. DOI: 10.1371/journal.pbio.1002433

Point de fixation

Les deux chercheurs ont en effet décidé de mesurer en quoi la méthode dite du « Quiet Eye » (QE – « œil tranquille »), une technique de concentration visuelle et d’entraînement qui consiste à fixer un point durant un temps donné avant et pendant l’exécution d’un geste, permettrait d’améliorer le taux de réussite des tireurs de penalties. De précédentes recherches menées dans des disciplines comme le golf et le tir avaient indiqué que les sportifs ayant suivi un entraînement au Quiet Eye ont moins de chances de perdre leurs moyens sous la pression. Aussi les deux universitaires ont-ils scindé en deux un groupe de vingt footballeurs universitaires pour les soumettre à un entraînement aux tirs au but.
Les deux groupes furent équipés de systèmes portables de « eye tracking » et informés que l’endroit optimal où expédier la balle, pour battre le gardien, était l’une des deux lucarnes. Mais tandis que les membres du premier groupe pouvaient s’entraîner à tirer les penalties comme bon leur semblait, ceux du second suivaient un programme spécifique. Ce dernier leur enseigna, selon la méthode QE, comment coordonner leur regard et leur cible en s’entraînant à fixer une lucarne avant d’y diriger leur tir. Pour évaluer la correspondance entre l’intention et la réalisation, il était demandé aux tireurs de fixer celui-ci durant une seconde ou deux avant leur course d’élan, pour permettre aux chercheurs d’identifier le point-cible, avant de ne plus fixer que le ballon (voir la vidéo). [2]

L’habileté plutôt que la loterie

Alors que le groupe qui s’était entraîné sans consigne ni méthode particulière n’enregistra aucune progression de ses résultats au cours de a phase d’entraînement, le groupe « QE » améliora très significativement son efficacité, avec des frappes beaucoup plus précises. Après cinq semaines d’entraînement, les deux groupes participèrent à un concours de tirs au but dont l’équipe gagnante emporterait un prix de mille livres sterling. Pour augmenter la tension et se rapprocher des conditions de stress d’un match, il fut dit aux cobayes qu’ils allaient affronter un gardien de but différent de celui qui avait participé à leur entraînement: un gardien supposé avoir joué à un meilleur niveau, par ailleurs spécialiste de l’exercice. L’équipe QE perdit une partie de son avantage, mais conserva une précision supérieure.

« Ce que nous présumons, c’est que la méthode du Quiet Eye peut améliorer la coordination entre la vision et l’action – viser et tirer – et qu’elle présente des avantages supplémentaires en termes de maîtrise, au travers de la conviction que la réussite du tir va plus dépendre de l’habileté du tireur que d’une simple loterie », explique Wilson. « La méthode a un puissant effet psychologique dans la mesure où, l’anxiété étant corrélée à l’incertitude, elle tend à les réduire. Choisir un point-cible et y adresser son tir oriente la concentration du tireur vers un objectif positif, et l’aide à écarter des pensées moins productives comme celles envisageant la possibilité d’un échec: ‘Oh m…, j’ai peur’ ou ‘Que va-t-il se passer si je rate?' »

Avantage psychologique

Tout aussi importante est la présomption que l’entraînement « QE » aide aussi les tireurs à faire abstraction des techniques de déconcentration employées par certains gardiens. Dans un précédent protocole de recherche, Wilson et Wood avaient établi qu’un gardien bougeant pour distraire les tireurs abaisse significativement leur efficacité: durant les expériences, les portiers recourant à divers moyens de ce genre (mouvements de bras par exemple) haussaient à près de 21% la fréquence de leurs parades, contre 9% aux gardiens restant immobiles.

« La réalité est que le tireur bénéficie d’un net avantage, mais les footballeurs et les commentateurs laissent souvent penser que l’exercice accorde autant de chances au gardien », estime Wilson. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle étude suggère qu’entreprendre un entraînement spécifique avec la méthode du Quiet Eye permet de rétablir l’avantage, dans la mesure où les tireurs qui savent pouvoir mettre dans le mille, même quand ils subissent une forte pression, vont se présenter au point de penalty avec un surcroît de confiance qui ne peut qu’augmenter leurs chances de réussite. Après « On joue comme on s’entraîne », on tire les penalties comme on s’y entraîne?

[1] Technologies de suivi du regard, notamment utilisée en marketing ou en publicité, et pressenties pour les prochaines générations d’ordinateurs et terminaux mobiles. [NdT].
[2] Le détail de la méthodologie est exposé dans l’étude, consultable en anglais. Elle est relativement complexe, explique certains choix et comporte de nombreux dispositifs de mesure non précisés dans l’article [NdT].

« L’entraînement visuel sportif » (EVS) fonctionne selon l’idée que les tâches perceptives visuelles et oculomotrices améliorent la vision,  entraînent des mouvements visuo-moteurs plus rapides et plus précis, améliorant les performances athlétiques et réduisant potentiellement le risque de blessures [1].

Des recherches antérieures sur l’efficacité de l’EVS dans l’amélioration des habiletés visuelles et visuo-motrices ont conduit à des résultats mitigés, certaines études ayant permis de trouver des améliorations par l’entraînement [2,3], tandis que d’autres n’ont trouvé aucun résultat significatif.

Bien que ces derniers résultats remettent en cause l’efficacité de l’entraînement visuel traditionnel [7], la dernière décennie a vu un changement de paradigme dans les différentes approches mises en œuvre. Les approches de l’EVS ont été considérablement améliorées par de nouvelles technologies numériques qui peuvent être utilisées lors des entraînements et des simulations inspirées de l’apprentissage perceptif qui sont conçus pour promouvoir certaines qualités visuelles et cognitives spécifiques aux sports.

Entraînement visuel sportif: Quels effets sur les capacités sensori-motrices?
L’entraînement visuel stroboscopique est une approche dans laquelle les individus pratiques des activités sportives dans des conditions où la vision est perturbée de façon intermittente.

En utilisant des lunettes qui induisent une expérience stroboscopique, les individus ne voient que de brèves images instantanées de leur environnement et ont donc la possibilité de s’entraîner dans des conditions plus difficiles que les conditions habituelles (Image ci-contre : Le gardien suisse Yann Sommer à l’entraînement avec des lunettes à effet stroboscopique le 30 mai 2016. (A.Mueller/freshfocus/Presse Sport).

Plusieurs études de recherche en laboratoire comparant les habiletés visuelles et sportives d’un groupe ayant suivi un entraînement stroboscopique à celles d’un groupe témoin ont montré que cette approche améliorait les capacités perceptives du champ de vision [8,9],  l’anticipation [10], l’acuité visuelle dynamique et les qualités de prise de balle [11].
Dans une étude pilote comparant la performance sur glace dans une cohorte de joueurs de hockeys professionnels, l’entraînement stroboscopique a permis d’améliorer la précision des tirs [12]. De plus, dans une étude utilisant l’entraînement stroboscopique associé à d’autres méthodes analogues, les auteurs ont constaté une amélioration du taux de frappes, de la puissance moyenne et de la moyenne de présence sur les buts (on-base percentage) chez des joueurs de baseball universitaires par rapport à la saison précédente sans entraînement visuel effectué [13].
Sur la base que l’entraînement visuel serait un paramètre rentrant dans le cadre de l’amélioration des performances sportives, Nike Inc. (Beaverton, OR) a récemment introduit un outil d’évaluation et d’entraînement informatisé visant à mesurer et améliorer les habiletés sensorielles spécifiques au sport. La Nike Sensory Station est un appareil numérique équipé de neufs paramètres comportementaux qui ont été identifiés comme essentiels pour la performance sportive [14,15].
La recherche avec cet outil a démontré que certaines tâches comportementales fournissent des mesures fiables [16,17] et validées [18] qui s’améliorent avec l’entraînement [19] et peuvent être utilisées pour étudier les habiletés sensori-motrices de la pratique réelle. Il a été constaté qu’une meilleure performance sur les mesures de l’acuité visuelle dynamique et du contrôle moteur visuel représentait près de 70% de la variabilité des buts marqués chez des joueurs de hockey universitaires [20], tandis qu’un lien a été fait entre évitement des contacts et amélioration des habiletés visuo-motrices [21].
Ces études suggèrent que les capacités sensori-motrices mesurées par la Nike Sensory Station peuvent être directement liées à la performance sportive et que les programmes d’entraînement ciblant ces qualités peuvent conduire à une amélioration globale de la performance sportive.
Dans une étude récente, les auteurs ont testé l’influence de l’EVS sur les capacités sensori-motrices dans une équipe universitaire de softball. Les résultats indiquent des améliorations significatives pour le groupe EVS dans 3 tâches (Near-Far Quickness, Target Capture et Go / No-Go). Ces résultats suggèrent que l’entraînement par EVS pourrait améliorer les habiletés sensori-motrices essentielles en milieu sportif.

Traduit par Erwann Le Corre

Article Original :

Appelbaum et al. The Effects of Sports Vision Training on Sensorimotor Abilities in Collegiate Softball Athletes.  Athletic Training & Sports Health Care | Vol. 8 No. 4 2016
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