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Le golf est-il un sport ?

Presque chaque jeu a ses propres stéréotypes, et en voici quelques uns sur le golf.
Contrairement à ce que l’on peut souvent penser le golf, loin de son image de loisir élitiste, est un sport particulièrement bénéfique pour la santé et accessible à tous.
Premier sport individuel dans le monde, il compte aujourd’hui 70 millions de pratiquants dont 600 000 réguliers et 400 000 licenciés en France, qui se partagent les 700 terrains de golf de l’hexagone.
La démocratisation de cette pratique nous invite à faire le point sur ses bienfaits sur la santé et sur les précautions à prendre pour se faire plaisir et se dépasser sans risque sur le terrain.

1. Le golf est ennuyeux – beaucoup d’entre nous qui ne jouons pas au golf peuvent trouver ce jeu très ennuyeux. Eh bien, ce stéréotype est faux. Les non-golfeurs ont généralement une image du golf : c’est un sport qui consiste en un groupe de personnes âgées portant des vêtements preppy et frappant une balle pendant des heures. La réponse est « Tu n’as pas joué au jeu« .

2. Le golf n’est pas un vrai sport – c’est aussi le stéréotype le plus répandu, généralement créé par des non-golfeurs. Encore une fois, répondre à ce type de stéréotype est faux. Bien que le golf ne soit pas joué en équipe et que ce ne soit pas un sport de contact, le golf est un sport aussi important que le baseball ou le football. Une partie de golf dure en moyenne quatre heures et demie et nécessite une endurance physique et mentale constante.

3. Les golfeurs ne sont pas des athlètes – Les golfeurs professionnels sont parfois en surpoids, âgés ou en mauvaise forme. Il n’y a pas de course, de saut ou de cardio dans le golf. Bien que tout cela soit vrai, de nombreuses heures de pratique sont nécessaires pour atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé. Sinon, ce n’est qu’un jeu amical pour tous les âges, toutes les tailles et tous les sexes, à jouer et à socialiser.

4. Certaines personnes pensent que si une activité ou un sport n’implique pas de défense ou qu’un adversaire ne veut influer sur votre performance, il ne s’agit pas d’un sport. Bien que le golf soit joué individuellement et qu’il ne s’agisse pas d’un jeu d’équipe, c’est un sport qui encourage à rester seul et à se battre seul contre de nombreux autres joueurs.

La préparation physique joue un rôle croissant dans le golf de haut niveau. Une révolution qui a pris les traits de l’Américain Tiger Woods, depuis deux décennies.

C’est Jean Van de Velde qui le dit, pour prévenir tout malentendu : « L’image du golfeur vu comme un vieux monsieur, un peu rondouillard et tout ce que vous voulez, a disparu depuis longtemps. » Le Français a disputé la Ryder Cup en 1999. Alors que l’édition 2018 du célèbre match Europe – Etats-Unis s’achève à Saint-Quentin-en-Yvelines, dimanche 30 septembre, l’ancien participant observe le rôle, désormais, « primordial » de la préparation physique

Un golfeur a popularisé cette approche, le plus célèbre d’entre tous, et le voilà toujours en activité ce week-end. Tiger Woods a aujourd’hui 42 ans et, sur lui, le poids de multiples opérations au dos. Deux décennies plus tôt, le jeune Américain imposait sa méthode pour remporter le Masters d’Augusta, à seulement 21 ans.

En 1997, le programme d’une journée classique consiste alors à « taper six cents balles au practice, s’entraîner au petit jeu et au putting, jouer dix-huit trois, puis filer à la salle de gym pendant deux ou trois heures », énumèrent les journalistes Jeff Benedict et Armen Keteyan, dans une biographique judicieusement titrée Tiger Woods (traduction en français, éditions Hugo Sport, 2018).

Les bénéfices santé du golf

Considérée comme une activité d’intensité modérée (hormis sur certains parcours sans voiturette où l’activité peut-être considérée comme intense), le golf rentre tout à fait dans la catégorie des sports “santé” et au même titre que d’autres sports sa pratique est à recommander autant en préventif qu’en curatif.

Le golf est un sport qui vous veut du bien et ce pour différentes raisons :

  • Il vous fait travailler votre cœur et votre endurance : Durant le parcours, vous marchez environ 9 km soit 3h30 et 5h30 ce qui dépasse les quelques 7 km (10 000 pas/jours) recommandés .
    Activité fractionnée entre marche, temps de récupération, frappe de balle, le golf est une activité parfaitement adaptée aux personnes peu ou pas sportives dans uns optique de prévention afin d’améliorer leurs capacités cardiovasculaires et leur endurance. Ainsi, durant l’effort, la fréquence cardiaque peut être augmentée de près de 30% .  Comme toute activité physique d’intensité modérée, cela présente également un intérêt dans les pathologies cardiovasculaires, l’obésité, la BPCO ou encore le diabète et bien sûr dans le cadre des nombreuses pathologies où l’exercice physique est vivement encouragé.
  • Il vous permet d’améliorer vos capacités articulaires et votre force musculaire : 
    La pratique du golf mobilise les membres inférieurs par la marche, parfois soutenue mais oblige également à trouver de la force dans les jambes et le tronc (abdominaux et dos) pour se stabiliser.  Certains mouvements sont particulièrement bénéfiques et sollicitent nombre d’articulations : thorax, épaules, coude, poignet, bassin et hanche. Par exemple, le “puting” participe à l’endurance posturale L’adresse (la position devant la balle qui est la posture de base du swing) nécessite une bonne stabilité au niveau des jambes (quadriceps et moyens fessiers) et un gainage postural (muscles du dos, abdominaux) Quant au swing lui-même, il nécessite puissance, vitesse et force dans l’exécution du mouvement. De fait, le golf permet d’entretenir et/ou de développer sa force musculaire et contribue à la santé des articulations de qui permet de notamment de prévenir l’arthrose et de la soulager.
  • Il vous aide à améliorer votre équilibre et votre coordination : La pratique du golf parce qu’elle nécessite aussi bien d’avoir de l’équilibre ainsi que de bons repères sur la position de son corps dans l’espace(le terme de “proprioception” combine ces deux aspects) est comparable en terme d’équilibre et de coordination au Taï Chi, pourtant sport d’excellence en la matière. De fait, le swing est un mouvement très complexe qui fait intervenir un maximum d’articulations successivement dans un ordre bien précis afin de taper la balle avec le plus de régularité et de précision possibles.
    Coordination et proprioception sont des qualités que l’on perd en vieillissant, d’où les chutes fréquentes chez les personnes âgées. Celles-ci étant un véritable problème de santé publique dans une population vieillissante, le golf apparaît comme un moyen de prévention intéressant..

Un sport accessible et assez peu accidentogène

Le golf est une sport accessible absolument à tous, et ce sans sans distinction d’âge :  On peut très bien débuter à 4-5 ans, à 35 ou 55 ans. Contrairement à d’autres sports plus intenses, la condition physique ou le niveau initiaux ne posent pas de problème pour prendre du plaisir car il s’agit également d’un jeu. Il importe néanmoins de commencer en prenant des cours avec un professionnel afin d’acquérir les mouvements de base et d’obtenir son Pass carte verte, document qui donne accès à tous les parcours aux personnes  étant passées par tous les degrés d’apprentissages nécessaires à une bonne pratique du golf.

Le golf n’est pas plus pourvoyeur de lombalgies qu’un autre sport, cependant il peut être révélateur d’une pathologie lombaire sous jacente. On n’observe d’ailleurs pas davantage de lombalgies chez les golfeurs que dans la population normale.
De plus, en tant qu’activité sportive modérée, le golf apparaît être un bon complément aux soins traditionnels. L’essentiel est de demander l’avis à son kinésithérapeute selon la pathologie causant des douleurs lombaires.

On peut également parfaitement jouer avec une prothèse de hanche ou une prothèse de genou ! Certains golfeurs trouvent même qu’ils jouent mieux (plus de distance sur les coups) après intervention pour prothèse de hanche (car il y a davantage de rotation)1

Les conseils du kiné

Afin de pratiquer le golf sans risque et de profiter pleinement de ses bénéfices, il convient de respecter un certain nombre de conseils :

  • Demandez l’avis de votre médecin traitant en fonction de vos antécédents
  • Travaillez votre technique avec un pro PGA, afin de limiter les fautes “techniques” qui sont un facteur de blessures
  • Jouez avec des clubs adaptés (taille, poids, rigidité) : la plupart des blessures (coude, (epicondylalgie) lombaires et épaules chez les amateurs) est due à un matériel inadapté à son niveau et sa morphologie
  • Abordez le golf comme n’importe quelle autre pratique sportive : ne négligez ni l’échauffement, ni l’hygiène de vie (hydratation, alimentation), ni la récupération.
    • Pour l’échauffement : celui-ci devrait durer entre 15 et 20 min selon 3 grands axes :
      1. Élever la température corporelle et la fréquence cardiaque
      2. Activer et mobiliser : Préparer le corps et les articulations à réaliser des mouvements complexes et spécifiques : poignets, coudes, épaules, cervicales, dorsales, lombaires, hanches, genoux, chevilles
      3. Potentialiser : Faire les mouvements usuels en golf de manière spécifique en insistant sur la technique .
    • Durant le parcours : veiller à bien vous hydrater et éventuellement, grignotez des fruits secs ou une barre de céréales pour éviter l’hypoglycémie.
    • Pour la récupération : Même si la bière du 19ème trou est tentante, elle n’est pas recommandée. Continuez au contraire à bien vous hydrater. Observez un temps de repos et éventuellement prenez une douche chaude pour détendre vos muscles. L’intérêt des étirements juste après l’effort est aujourd’hui discuté. Pratiquez-les plutôt à distance de votre session.
  • Adaptez progressivement votre effort et votre charge de travail
  • Demandez conseil à votre kinésithérapeute. Certains kinésithérapeutes sont spécifiquement formés pour le suivi des sportifs et en particulier des golfeurs : ils seront aptes à prodiguer des conseils très spécialisés et spécifiques à la pratique.

Avec la participation de Romain Grivillers, Masseur Kinésithérapeute du golf et membre de l’association française des kinésithérapeutes du golf.

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1 Docteur Jérôme Delambre « Impact d’une arthroplastie totale de hanche sur la pratique du golf ».

Du cardio-vasculaire

Les progrès sont sensibles. Au printemps 1998, « le Tigre » a déjà pris « neuf kilos de muscles » par rapport à l’année précédente. « Il avait passé un temps fou en salle de gym à soulever des poids. Il envoyait plus loin la balle que n’importe qui sur le circuit, mais il disait avoir besoin de plus d’explosivité sur le tee de départ », précisent ses biographes.

Et d’ajouter :

« Il avait fait ses petites recherches personnelles, pour en conclure qu’il devait développer ses muscles à rotation rapide en soulevant des poids, le tout à un rythme élevé et en ajoutant des séances de fractionné à son entraînement. »

A son niveau, Jean Van de Velde prenait aussi soin de sa condition physique. Même en tournoi, « je faisais du stretching le matin et le soir, pour décontracter mes muscles ». Routine bienvenue, « après avoir marché dix bornes » sur un parcours, club en main.

Le Français souligne l’importance du « cardio-vasculaire et des pulsations cardiaques », dans ce sport de haute précision où il convient d’avoir le geste juste. « Il faut être costaud physiquement et élastique, avoir des muscles déliés. Ça ne sert à rien d’être comme un bûcheron et d’être tout tendu. »

« Un lanceur de javelot »

Malgré une période de creux au plus haut niveau, la Fédération française de golf dit aussi s’être penchée sur la question de l’« athlétisation » de ses golfeurs. « Il faut une approche fine », convient son directeur technique national, Christophe Muniesa. « Depuis la fin des années 2000, on mène un travail de recherche sur les groupes musculaires à développer. En golf, pour caricaturer, il faut avoir des dorsaux et des triceps très développés par rapport aux caractéristiques de la gestuelle. Mais beaucoup moins de biceps que dans d’autres disciplines. »

Le dirigeant estime à une heure et demie le « standard » quotidien de préparation physique. Une nécessité pour éviter les blessures, d’autant que les tournois s’enchaînent et « les joueurs voyagent de plus en plus », fait observer Jean Van de Velde.

Thomas Levet, lui, se lance dans les comparaisons. Pour le vainqueur de la Ryder Cup 2004 avec l’équipe européenne, le golf s’apparente à d’autres sports, eux aussi statiques en apparence. « On développe des muscles essentiels du corps comme les jambes ou les abdominaux. Un peu comme un lanceur de javelot ou un lanceur de poids, on est obligés d’être hyperrapides et d’avoir beaucoup de force pour taper la balle le plus loin possible. Ça suppose à peu près les mêmes appuis, ça part du sol pour remonter dans le corps. » La condition sine qua non pour soulever le trophée doré en jeu ce dimanche après-midi.

Moins de risques cardio-vasculaires

Le golf a un effet positif sur le système cardio-vasculaire. Une étude a ainsi démontré qu’entre deux groupes d’individus (des sédentaires et des personnes pratiquant le golf deux fois par semaine), ceux qui faisaient du golf avaient des facteurs de risques cardio-vasculaires (cholestérol, surpoids, hypertension, diabète) améliorés. « Le golf est activité longue et fragmentée, donc c’est très bénéfique pour le cœur. Les capacités aérobiques sont aussi en hausse. » En termes de dépense énergétique, la pratique du golf, sur un parcours de 18 trous (8 kilomètres de marche environ) entraîne la consommation de 350 calories par heure si l’on utilise un chariot manuel, soit 1 400 calories sur 18 trous…

C’est bon pour le cerveau

Le golf a aussi un impact positif sur les fonctions cognitives, autrement dit le système neurologique. « Le golf permet de ralentir le vieillissement cérébral. Taper un coup, regarder le sens du vent, analyser sa distance, prendre conscience d’un obstacle, de l’eau, du dénivelé, etc. va vous obliger à vous concentrer, à visualiser, anticiper, donc faire travailler votre cerveau et vos fonctions cognitives ».

Des électro-encéphalogrammes ont ainsi démontré le fait que les golfeurs développent et conservent des habiletés mentales par rapport à des non-golfeurs. « Ce sport va solliciter des zones du cerveau non-sollicitées par d’autres disciplines. Les muscles et le cerveau sont connectés en permanence. »

Des effets positifs sur l’équilibre et les articulations

Pour le système ostéo-articulaire, le golf semble aussi le sport idoine. Il n’est en effet que très peu traumatisant. « Pour la force, la souplesse et la proprioception (équilibre et sens de position), c’est excellent. Il a été démontré que la pratique du golf était plus bénéfique sur ce plan-là que celle du taï-chi. » Sachant que la proprioception est l’élément primordial pour la prévention des chutes…

Le golf est excellent pour l’équilibre et la coordination. (Photo d’illustration : Fotolia)

Et pour ceux qui auraient dû subir une arthroplastie totale (prothèse totale de hanche), le golf semble le sport parfait : 99 % des golfeurs rejouent avec à niveau identique ou amélioré dans les mois qui suivent l’intervention. « Pour ralentir l’évolution de l’arthrose, il faut rester actif en gardant une bonne force musculaire, une bonne extensibilité, donc une bonne souplesse, un bon équilibre, etc. Le golf joue parfaitement son rôle dans ce cadre-là. »

Meilleure gestion du stress

Bien sûr, le golf peut mettre les nerfs à rude épreuve. Mais c’est le cadre idéal pour apprendre à gérer son stress. « Il se pratique dans un environnement calme, bucolique, où il est facile de déconnecter et de penser à autre chose ».

« Au golf, les objectifs sont déconnectés du boulot, poursuit-il, et sa pratique nécessite d’alterner des phases de concentration courtes avec des temps de relâchement de l’attention. Le golfeur va ainsi apprendre à trouver, dans le calme, les solutions au problème qui se présente à lui. Cela peut l’aider une fois retourné dans la vraie vie. » Et mieux contrôler son stress, c’est aussi s’éviter des risques cardio-vasculaires.

Très peu de blessures

Tous ces bienfaits font dire au médecin que le golf « est probablement le sport qui allie le plus de critères positifs pour la santé ». En plus, « il se pratique à tous les âges, avec un côté ludique et en même temps compétitif qui convient à de nombreux sportifs en reconversion ».

Le risque de blessure, reste « infiniment faible ». Le golf, explique-t-il, « ne déclenche aucune pathologie, ça n’est jamais la cause, quand il y en a c’est parce que ce sport les a révélées et non déclenchées ». Tout cela, bien sûr, à condition de bien s’échauffer et d’opter pour un matériel adapté.

Oui au golf de 7 à 77 ans !

Le golf c’est un sport avec très peu de contre indications spécifiques, un sport en plein air faisant appel à des qualités de vitesse, d’adresse, de souplesse, d’équilibre, de concentration. Les anglo-saxons utilisent l’expression « Le sport de toute une vie ».

En effet de nombreuses études démontrent le rôle très positif de ce sport. Ce dernier a un impact positif sur la santé physique : il permet une augmentation de la performance aérobie, de la résistance des muscles du tronc et favorise la perte de poids. Un parcours de dix-huit trous correspond ainsi parfaitement aux dix mille pas par jour recommandés par les médecins pour rester en forme et en bonne santé. Du côté de la santé mentale, le golf permet d’améliorer l’équilibre psychologique. Le rapport au temps, différent dans la pratique du golf, permet de modifier notre dépendance immédiate à la récompense, de l’inscrire dans une autre temporalité que celle que la frénésie des images et des informations qui imprègnent le fonctionnement de notre cerveau, notamment chez les jeunes. Autre bénéfice : le golf, sport à faible risque de blessure, est adapté aux pratiquants de tous âges.

Il favorise le dialogue intergénérationnel et permet de combattre l’isolement.

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » C’est ainsi que l’OMS (l’Organisation Mondiale de la santé) résume sa définition.

La santé est une thématique forte pour la Fédération française de golf. La promotion de la santé au travers de la pratique du golf est un objectif majeur, un axe de développement. La formation des enseignants comprend un module spécifique « Sport et Santé » qui est de plus en plus important.

La fédération française développe actuellement des actions ciblées : obésité, prévention des maladies cardio vasculaires, réadaptation par l’activité physique avec divers partenaires : AP-HP, associations de patients, collectivité locale, ARS, …

Et depuis le mercredi 1er mars 2017, et la mise en place du « Sport sur ordonnance », les médecins peuvent prescrire de l’activité physique à leurs patients souffrant d’une affection de longue durée.

Le golf est « le sport tout public » par définition

Il se décline de façon différente selon les catégories de pratiquants qui, certes, doivent observer quelques précautions élémentaires, mais il ne faut pas se laisser influencer par quelques idées reçues auxquelles on a du mal à tordre le cou.

Un exemple : il ne faut pas du tout croire toutes les inepties que l’on peut entendre sur les sports « asymétriques » comme le tennis ou le golf. Non, la pratique du golf n’entraîne pas un développement asymétrique chez les jeunes qui le pratiquent, même à haute dose d’entraînement. Le golf n’a jamais provoqué de scoliose, jamais.

Les jeunes sont les premiers bénéficiaires de la pratique du golf

En dehors du fait qu’ils sont amenés à développer souplesse, coordination musculaire, puissance, ils vont également devoir intégrer des éléments à la base d’une éducation pleinement réussie, à commencer par le respect des règles, où chacun s’auto-arbitre (tricher au golf ôte tout intérêt d’un jeu dont l’esprit est de battre ses propres records), le respect de la sécurité : on ne se place jamais devant quelqu’un qui va taper une balle au risque de se la prendre en pleine figure. Très vite l’observation de ces règles devient non pas une contrainte, mais un comportement naturel.

Il n’y a pas de contre-indication à commencer le golf dès l’âge de 4 ou 5 ans. On note que beaucoup d’enfants démarrent aujourd’hui à l’âge de 7-8 ans, dans les nombreuses écoles de clubs mise en place dans les clubs affiliés à la ffgolf.

Et au golf, le fait d’avoir 35 ans ne marque pas la fin d’une aventure, mais dans bien des cas, un début. On peut démarrer le golf à 35 ans, être très performant à 40 ans, et continuer à s’amuser pendant les quatre décennies qui suivent !

Le golf, le sport des sportifs

Il y a de très nombreux sportifs qui, une fois leurs carrières terminées dans des sports comme le foot, le rugby, le handball, disciplines trop éprouvantes passé un certain âge, vont trouver dans le golf, le moyen de relancer une « carrière » qui présentera les mêmes caractéristiques que la précédente : objectifs élevés mais atteignables, acquisition de moyens techniques, un physique au service de ses ambitions, une vraie marge de progrès, un vrai sens de la compétitivité.

Par ailleurs, nombreux sont les athlètes de haut niveau encore en activité, qui utilisent le golf comme un moyen d’évacuer la pression liée à leur discipline d’origine. Il y a aussi un travail fait de façon plus ou moins consciente sur la concentration, la visualisation. Le golf peut donc se voir qualifié du « label » sport des sportifs.

Le Golf est un sport qui allie la santé, le bien-être et un rapprochement avec la nature

Un parcours nécessite 7 à 10 km de marche dans un cadre naturel et verdoyant. C’est un sport qui se pratique en plein air, qui ne nécessite pas d’effort violent, ni une activité énergétique constante. Il vous permettra de découvrir une végétation changeante en fonction de l’endroit et de la saison où vous jouez. Le spectacle qui s’offrira à vous sera toujours différent.

Le Golf est un sport pour toute la vie

Le Golf se pratique dès le plus jeune âge (5-6 ans) et peut se pratiquer jusqu’à un âge très avancé. Il se joue dans le monde entier et par tous les temps. Il est ouvert à tous quelque soit sa morphologie, sa condition physique et son talent. Vous pouvez en faire votre métier et suivre les pas de Tiger Woods ou tout simplement jouer pour votre plaisir à votre niveau.

Le Golf est un sport familial et convivial

Le Golf est une des seules disciplines sportives qui vous permettra de jouer de manière agréable avec vos enfants, votre épouse ou époux, vos parents ou vos amis quelque soit leur niveau de jeu. Vous pourrez même les confronter lors de parties très agréables. Quelle image fantastique de voir un grand-père faire un parcours avec son fils ou sa fille et ses petits enfants. Quel autre sport vous permettra de connaître de tels moments privilégiés?

Le Golf est un sport qui véhicule des valeurs positives

Tout d’abord, c’est un sport qui se joue le plus souvent sans arbitre. Vous devez noter le score de votre partenaire et vous devez lui signaler lorsque vous avez encouru une pénalité. Vous jouez contre vous-même sans que les autres n’interviennent sur votre score. Votre seul adversaire est le terrain. Le Golf prône également le respect des autres et le respect du terrain.

La pratique du golf,

c’est bon pour la santé, pas seulement parce que c’est une activité où on marche, en plein air, en toutes saisons. Il y a beaucoup d’autres éléments plus spécifiques au golf qui expliquent que ce soit vraiment un sport très favorable à tous les individus, en termes d’impact réellement positif pour la santé.

Le golf et la socialisation

Des chercheurs suédois ont démontré à l’occasion d’une étude spécifique, qu’en pratiquant le golf, les gens entrent d’eux-mêmes dans une démarche de prévention. Parce qu’automatiquement, ils vont se trouver en relation avec d’autres personnes qui leur ressemblent en terme d’âge, de niveau de forme et d’aspiration.

Quand certaines personnes se rendent compte à l’occasion de leur activité sportive qu’ils ne sont pas du tout dans le coup physiquement, qu’ils sont vite essoufflés, se sentent en surpoids, n’arrivent pas à monter la petite côte du trou numéro 6 ou arrivent au départ avec une minute de retard sur leurs partenaires, la plupart, ayant observé ces signes négatifs, voire inquiétants, vont réagir d’eux-mêmes, et d’eux-mêmes, consulter un médecin pour vérifier leur état de santé.

Ce « test » de la pratique du golf qui, on le verra, ne présente pas de danger, peut déclencher une alerte et enclencher un processus d’analyses et de soins que l’on aurait sans doute négligés en restant inactifs. C’est en cela qu’on dit que le golf offre les avantages d’une prise en charge de la prévention des maladies.

Le golf est un antidépresseur naturel

Si le golf offre, surtout chez les seniors, l’occasion de prévenir les maladies physiques, il permet également de lutter contre les états dépressifs, sensation d’isolement. Grâce aux cours collectifs, aux petites compétitions, aux différentes manifestations qui participent du succès du golf, les gens sont engagés dans un tissu relationnel, et peuvent ainsi garder une socialisation importante. Et c’est vraiment très positif pour le moral et le désir (inconscient, parfois) de faire un effort pour « rester dans le coup ».

C’est valable également pour les femmes, dont les statistiques prouvent qu’elles sont plus nombreuses à survivre à leurs conjoints que les hommes, qui, grâce au golf, vont pouvoir s’amuser et progresser bien plus tardivement que dans n’importe quel autre sport, ou fréquenter une population mixte, parfois exclusivement féminine avec des centres d’intérêt sportifs, culturels (voyages) et/ou festifs (célébrations, remises de prix, etc).

Le golf combine pratique sportive et convivialité

Pour beaucoup, le golf est d’abord une pratique sportive, à laquelle s’ajoute une occasion de se faire des amis de son âge, ou de tous âge – on voit beaucoup de mélanges intergénérationnels au gré des parties – de les retrouver régulièrement, d’avoir une bonne raison de sortir de chez soi. De sortir de son lit même si l’on a des petites douleurs, et de son canapé même malgré des envies de farniente.

Le golf est bon pour le cœur

Il y a évidemment tout l’aspect cardio-vasculaire à prendre en considération, avec tous les critères de prévention des risques cardio-vasculaires que sont le cholestérol, le surpoids, l’hypertension, le diabète, la sédentarité, le stress, etc.

Dans ce cadre-là, le golf a bien montré son impact positif avec une baisse des facteurs de risques cardio-vasculaires.Sur une population composée d’individus de même catégorie (âge, état de santé, relation au travail, stress, etc.), on note que les gens qui font du golf se portent mieux que ceux qui sont sédentaires et privés des avantages liés au golf que nous venons de citer, tels que la socialisation.

Le golf et la gestion du stress

On peut ironiser en disant que le golf génère du stress – et c’est parfois le cas – mais surtout, le golf est l’occasion d’apprendre à gérer son stress. Eu égard à la concentration que nécessite ce sport, le sujet tourmenté se met en situation d’oublier pour un temps tout ce qui le perturbe. Mais si, durant le parcours, il est confronté à une difficulté telle que rentrer un putt de deux mètres, ou éviter tel obstacle d’eau, tel bunker pour faire le par, ou corriger un défaut technique, il va apprendre à trouver, dans le calme, les solutions au problème qui se présente à lui. Un état de conscience qui peut l’aider de façon réellement significative une fois retourné aux affaires courantes.

Des chercheurs tels que Patrice Bouvet (Golf et Management) ou encore Assaël Adary (Votre swing peut améliorer votre management) en ont parlé dans leurs ouvrages, et fait la démonstration de façon fort intéressante.

Golf et performances neurologiques

L’aspect neurologique est non négligeable dans le golf. Sur le plan de la concentration et de la visualisation, cela pourrait se comparer à faire un partie d’échec en se déplaçant sur un plateau géant et vallonné, balayé par les vents, écrasé de soleil, ou à moitié détrempé ! L’intérêt est que le cerveau et les muscles sont connectés pour répondre à une attente quasi obsessionnelle, qui se répète à l’infini, mais toujours d’une manière inattendue, unique, complexe, faisant intervenir et interagir ses capacités d’analyse, sa souplesse, sa fatigue, son expérience, ses peurs, son excitation…Quelle attente ?

Faire les bons choix !

Visualiser le vol de la balle et faire coïncider, grâce au mouvement du swing, le vol de la balle au parcours imaginé dans sa tête !

Golf et équilibre

L’équilibre, ça se travaille. Si l’esprit est sollicité, aiguisé, soumis à dure épreuve, pour autant les muscles et tout ce qui concerne la conservation ou l’amélioration de la force musculaire, de la souplesse et de l’équilibre, de la proprioception est loin d’être négligé. Cela a un impact très positif, à tel que point qu’il a été démontré que la pratique du golf est plus efficace, en termes de proprioception – c’est-à-dire à la fois l’équilibre et le sens de position dans l’espace – que celle du Tai-chi (en savoir plus) qui est pourtant un sport de proprioception par excellence.

Golf et arthrose

Mieux vaut prévenir…  Savoir entretenir force, souplesse, sens proprioceptif sont des éléments de prévention face à l’apparition et l’accélération de l’arthrose. L’arthrose, l’usure mécanique du cartilage, touche tout le monde. Et l’on sait que pour ralentir l’évolution de l’arthrose, il faut rester actif en gardant une bonne force musculaire, une bonne extensibilité, donc une bonne souplesse, un bon équilibre, etc. donc le golf joue parfaitement son rôle dans ce cadre-là.

Oui au golf, de 7 à 77 ans !

Le golf est « le » sport tout public par définition. Il se décline de façon différente selon les catégories de pratiquants qui, certes, doivent observer quelques précautions élémentaires (voir plus loin), mais ne pas se laisser influencer par quelques idées reçues auxquelles on a du mal à tordre le cou. Un exemple : il ne faut pas du tout croire toutes les inepties que l’on peut entendre sur les sports « asymétriques » comme le tennis ou le golf. Non, la pratique du golf n’entraîne pas un développement asymétrique chez les jeunes qui le pratiquent, même à haute dose d’entraînement. Le golf n’a jamais provoqué de scoliose, jamais.

Les jeunes sont les premiers bénéficiaires de la pratique du golf.  En dehors du fait qu’ils sont amenés à développer souplesse, coordination musculaire, puissance, ils vont également devoir intégrer des éléments à la base d’une éducation pleinement réussie, à commencer par le respect des règles, où chacun s’auto-arbitre (tricher au golf ôte tout intérêt d’un jeu dont l’esprit est de battre ses propres records), le respect de la sécurité : on se place jamais devant quelqu’un qui va taper une balle au risque de se la prendre en pleine figure. Très vite l’observation de ces règles devient non pas une contrainte, mais un comportement naturel.

Il n’y a pas de contre-indication à commencer le golf dès l’âge de 4 ou 5 ans. On note que beaucoup d’enfants démarrent aujourd’hui à l’âge de 7-8 ans, dans les nombreuses écoles de clubs mise en place dans les clubs affiliés à la ffgolf.

Et au golf, le fait d’avoir 35 ans ne marque pas la fin d’une aventure, mais dans bien des cas, un début. On peut démarrer le golf à 35 ans, être très performant à 40 ans, et continuer à s’amuser pendant les quatre décennies qui suivent !

Le golf, le sport des sportifs

Il y a pleins de sportifs qui, une fois leurs carrières terminées dans des sports comme le foot, le rugby, le handball, disciplines trop éprouvantes passé un certain âge, vont trouver dans le golf, le moyen de relancer une « carrière » qui présentera les mêmes caractéristiques que la précédente : objectifs élevés mais atteignables, acquisition de moyens techniques, un physique au service de ses ambitions, une vraie marge de progrès, un vrai sens de la compétitivité.

Golf et ostéoporose

On note que les nombreuses femmes qui sont confrontées à des risques de maladie survenant après la ménopause, peuvent tirer un grand bénéfice de la pratique du golf. Il est particulièrement important pour cette catégorie de personnes, de conserver une activité sportive régulière, afin de prévenir l’ostéoporose et ses conséquences : fractures un peu partout – surtout le col du fémur. A cet égard, là encore, le golf joue parfaitement son rôle d’aide à la santé. Un parcours de 18 trous équivaut à  8 km de marche. Souvent parcouru à un bon rythme. Rien de plus recommandable.

Golf et prévention des cancers

À noter qu’en ce moment, on étudie dans le domaine du Sport-Santé, des problématiques  « sport-cancer », laissant apparaître que dans le cas de cancer du sein, la pratique du golf, tennis, et aussi l’escrime sont des activités qui peuvent être recommandées.

On sait, d’une manière plus générale, que l’activité sportive en soi est un excellent élément de prévention primaire des cancers. Un plan d’études est en train de se mettre en place sur ce sujet-là, concernant toutes les maladies chroniques, en termes de prévention chez les gens bien portants, mais aussi dans la prévention des récidives (comme dans les cas de cancer). Le golf y a toute sa place.

En conclusion, le golf est responsable de vraiment très, très peu de pathologies, mais en revanche, il peut révéler un certain nombre d’états préexistants.

Le plus fréquent, c’est le fait d’avoir mal au dos. Mais le mal de dos, n’est-il pas la maladie de l’homme debout ?

La maladie du siècle ?

C’est extrêmement fréquent et en aucun cas, le golf pourrait être tenu pour responsable du fait que les gens qui pratiquent le golf ont mal au dos.

C’est qu’avant même d’avoir pensé à jouer au golf, ces personnes avaient des problèmes au niveau du dos de type usure des disques, arthrose, etc. Plutôt que d’aggraver leur cas, le golf devrait leur permettre de mieux prévenir cette douleur : qui n’a pas envie de prendre soin de soi de façon à pouvoir défendre son index, ou finir les 18 trous prévus avec ses amis ?

Mais à une condition, c’est de le faire dans le respect des règles les plus élémentaires :

bien s’échauffer, utiliser des clubs adaptés, avoir une technique adaptée à son âge. S’alimenter de façon régulière et équilibrée, s’hydrater en abondance, protéger sa peau et si possible prendre le temps nécessaire à une récupération salutaire.

Dominique Bonnot

Le golf est-il un sport ? Le débat peut transformer un paisible dîner entre amis en un pugilat. À regarder le profil et l’âge de certains grands champions comme John Daly, la réponse semble évidente. Winston Churchill, qui expliquait sa longévité avec sa célèbre formule « no sport », était un amateur de golf. Longtemps, les golfeurs ont eu davantage le physique de cueilleurs de champignons que de sportifs. D’ailleurs, le journaliste de la BBC Mickael Parkinson aimait à dire que “le golf, ce n’est guère autre chose qu’une façon coûteuse de se promener.”
En fait, tout dépend de la définition que l’on donne du sport. Selon le Larousse, le sport est : “l’ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à compétition, pratiqués en observant certaines règles précises”. C’est bien la notion d’exercice physique, et non de performance physique, qui est la condition nécessaire et suffisante pour définir un sport. Ainsi, certains pays comme l’Espagne ou la Russie considèrent les échecs comme un sport, car ils génèrent une dépense énergétique importante : on pourrait perdre jusqu’à trois kilos durant une partie d’échecs !

Tiger Woods, un vrai athlète

Il faut reconnaître qu’au golf le joueur s’engage physiquement. On estime que sur un parcours de golf, qui dure en général quatre heures, un golfeur dépense près de 1000 calories. D’ailleurs tous les golfeurs professionnels s’adonnent aujourd’hui à quatre, voire cinq séances, de préparation physique par semaine. Les capacités physiques d’un golfeur ne feront peut-être pas la différence avec celles d’autres sportifs. En revanche, une vraie déficience dans ce domaine peut s’avérer un handicap. Tiger Woods s’est bâti son extraordinaire palmarès aussi bien grâce à son immense talent de golfeur que grâce à ses qualités physiques d’athlète, très au-delà de celles de ses adversaires.
En effet, la qualité de la condition physique compte. Elle impacte la capacité de concentration, qui est fondamentale dans cette discipline. Il est également nécessaire de disposer d’une grande souplesse, notamment au niveau des épaules, très sollicitées dans les gestes de golf, plus particulièrement dans celui du swing. De plus, le golf requiert une vraie puissance musculaire des membres inférieurs et du grand dorsal.
Pourtant l’engagement physique au golf n’a rien à voir avec les autres sports. L’ancien golfeur Johnny Miller, reconnaissait avec humour que “le golf est 90 % d’inspiration et 10 % de transpiration”.
Ce qui permet encore à quelques joueurs bedonnants ou vieillissants – voire les deux ! – de continuer à être performants. Mais ce n’est pas le sens de l’Histoire. Force est de constater que les golfeurs de haut niveau sont de plus en plus jeunes et physiquement affûtés. Mais ce n’est pas tant sur la dimension physique que le golf se distingue des autres disciplines. C’est surtout qu’il est le sport le plus individuel qui soit : le golf n’est pas une compétition contre les autres, c’est d’abord une lutte contre soi-même. Ce qui faisait dire au grand professeur américain de golf Bob Toski, que “c’est un sport pacifique qui se joue violemment de l’intérieur”. Mais un sport quand même, donc.