Généalogie Familiale
- Pierre, Marc CHARROIN : 06/11/1876 – 17/09/1958
- Marie FAY : 20/08/1877 – 05/11/1955
- Georges GAILLARD : 31/08/1896 – 06/11/1965
- Jeanne, Antoinette CHARROIN : 01/11/1909 – 30/06/2009
Repères Historiques Lyonnais
- Les Canuts et la Soierie : L’histoire de la fabrique de soieries lyonnaise, fondée en 1536 sous François Ier.
- Les Traboules : Passages secrets de la Croix-Rousse, utilisés par les canuts et les résistants.
- Le Parc de la Tête d’Or : Symbole de la modernisation de Lyon au XIXe siècle.
À Lyon, ville de contrastes et de résilience,
où le Rhône et la Saône tracent le destin des Gones,
où Fourvière prie et la Croix-Rousse travaille,
où les traboules cachent des histoires de courage et de solidarité.
À tous ceux qui ont fait de ma vie une aventure unique,
merci.
PREMIÈRE PARTIE : LES RACINES D’UN DESTIN
Chapitre 1 : Le Fil JG – 84 ans après
J’aurais tant aimé vous dire ces mots de vive voix…
Papa, Papy, Mamie, Tonton, Tata, Cousins et Cousines.
La vie m’a forcé à voyager sans vous, à tracer seul mon chemin.
Pourtant, vous êtes toujours là, au fond de moi, une braise inextinguible qui me porte depuis 84 ans.
Au fond, l’être que j’ai connu à travers les chocs de la vie n’est pas brisé : il est poli, façonné par la rudesse du monde jusqu’à en comprendre la beauté fragile.
Ce n’est pas dans la facilité que l’on trouve la joie, mais dans la réconciliation avec ses blessures.
La véritable aptitude au bonheur naît souvent là où l’on a appris à accueillir la douleur comme une maîtresse, et la vie, comme une chance sans cesse renouvelée.
Aujourd’hui, je vis dans l’appartement de ma mère. Ses murs me rendent cette joie de vivre, même loin de mes petits-enfants.
Car la conjoncture pousse nos petits-enfants à s’évader hors de France, loin du domicile familial, pour bâtir leur indépendance et, à leur tour, la famille qui leur ressemble.
Ce livre est leur héritage et le mien : de l’abandon en 1941 à notre clan choisi.
Merci à vous tous.
Chapitre 2 : Toujours Gones !
Avec le dialecte lyonnais du XIXe siècle, c’est notre parler franco-provençal populaire.
Ce livre est dédié à toutes celles et tous ceux que la magie du hasard a mis sur ma route.
« La vie est comme une boîte de chocolats qu’on découvre, un mystère que l’on goûte jour après jour. Dès mes premiers pas, j’ai connu le silence des prières à l’orphelinat, avec le rythme des cloches pour les messes quotidiennes et les vêpres le dimanche après-midi, après la balade en forêt. »
Les blessures du passé s’expriment à différents degrés, de l’émotion qui renvoie à un souvenir désagréable jusqu’au traumatisme. Mais dans tous les cas, elles empêchent d’être soi.
« Ce que la vie m’a refusé en biens, elle me l’a rendu en force intérieure. C’est ce que je dis aux jeunes sportifs : l’échec construit les victoires. »
DEUXIÈME PARTIE : L’ENFANCE, UNE ODYSSEÉ DE RÉSILIENCE
Chapitre 3 : 1941 – L’Année de ma Naissance
Contexte historique :
Cette année-là, l’Axe atteint son apogée territoriale avant le reflux inexorable.
- Opération Barbarossa (22 juin) : Invasion de l’URSS par 3 millions d’Allemands, premier échec stratégique nazi devant Moscou (décembre).
- Pearl Harbor (7 décembre) : Entrée en guerre des États-Unis après l’attaque japonaise, transformant la guerre européenne en conflit mondial.
Lyon sous Vichy – 1941
En novembre 1941, les Lyonnais vivaient sous le régime de Vichy, dans la zone libre, marquée par des pénuries croissantes et une vie quotidienne précaire.
Les denrées rares (sucre, viande, pain, lait) entraînaient des files d’attente interminables pour les tickets de rationnement. Le marché noir prospérait, malgré les prix exorbitants.
Proche de la ligne de démarcation, Lyon accueillait réfugiés et exodeurs, surchargeant la ville. La résistance naissante se structurait discrètement.
La Résistance Lyonnaise
Entre l’automne 1940 et le printemps 1941, apparaissent les premiers journaux clandestins et noyaux de Résistance (réseaux chrétiens, socialistes, gaullistes, communistes).
Lyon, grande métropole proche de la ligne de démarcation, devient un centre de diffusion de tracts et un lieu de passage pour les filières d’évasion vers la zone occupée ou la Suisse.
Chapitre 4 : Naissance dans un Contexte Lyonnais Difficile
« Le 18 novembre 1941, à 19h10, j’ai fait irruption dans ce monde sans y être vraiment attendu. L’hôpital de la Croix-Rousse, glacé par un hiver précoce (-10°C), n’était pas prêt pour un bébé de 7 mois et 10 jours. Ma mère, épuisée par un déni de grossesse et une perte des eaux brutale, n’a pu me serrer contre elle que 24 heures. Juste assez pour m’offrir un nom, avant que les infirmières ne m’emportent. « Il ne passera pas la nuit », avaient-elles chuchoté. Elle a détourné les yeux. »
Hôpital de la Croix-Rousse
- Ouverture d’une maternité en 1866.
- Création d’un service de chirurgie en 1871.
- Situé au : 103 Grande Rue de la Croix-Rousse, 69004 Lyon.
Risques Médicaux et Contexte de l’Époque
À ma naissance, mon immaturité pulmonaire, liée à ma prématurité, m’exposait à un risque élevé de syndrome de détresse respiratoire. À cette époque, les unités néonatales modernes n’existaient pas encore (elles se développeront surtout après les années 1970). Les soins adaptés, comme la ventilation assistée, étaient rares, voire inexistants.
Chapitre 5 : Une Mère face à l’Impossible
Dans la France des années 1939-1940, être une fille-mère était une épreuve. Les regards étaient lourds de jugement, les portes se fermaient, et les solutions, rares.
Ma mère, Jeanne Antoinette Charroin (01/11/1909 – 30/06/2009), a dû faire un choix déchirant : me confier à Jeanne et Alice, deux modistes installées au 4 rue des Quatre-Chapeaux à Lyon. Ce n’étaient pas des étrangères, mais des amies de longue date, des femmes qui comprenaient mieux que quiconque ce que signifiait élever un enfant dans un monde qui n’avait que faire des illégitimes.
Un réseau de solidarité féminine
Je n’ai pas eu une enfance conventionnelle. Mais j’ai eu quelque chose de bien plus précieux : un réseau de femmes qui, chacune à leur manière, m’ont offert ce dont j’avais besoin pour grandir.
- Madeleine, une adolescente de 14 ans, s’est occupée de moi au quotidien pendant deux longues années. Elle m’a donné une présence constante, des soins attentifs, et cette douceur qui ne s’oublie pas.
- Une infirmière, amie des modistes, qui exerçait à l’Hôpital Debrousse (Hospices civils de Lyon, Sainte-Foy-lès-Lyon), m’a accueilli pendant environ un an, avec des allers-retours fréquents entre son appartement, situé avenue Jean-Jaurès à Lyon, et l’hospice.
Contexte historique tragique
Cette réalité rappelle les événements poignants évoqués dans le film « Au revoir les enfants » de Louis Malle. Ce film illustre avec justesse le climat de peur et d’insécurité qui régnait pour les enfants juifs et ceux sans protection légale pendant l’Occupation.
Chapitre 6 : Le Secret d’une Mère
« Ma mère, discrète et effacée, a passé sa vie dans l’ombre de mon père, ce commerçant charismatique qui a bâti une belle entreprise. Pour elle, son refus était normal. Aujourd’hui, je comprends que son silence était son plus grand sacrifice : celui de sa propre visibilité. »
Qui suis-je ? Parrain ou Père ?
Mon père biologique, Georges Gaillard (31/08/1896 – 06/11/1965), était un homme puissant et respecté dans le milieu de la boucherie à Lyon. Il dirigeait la « Grande Boucherie des Halles des Cordeliers », une entreprise florissante employant 80 personnes, spécialisée dans l’élevage, la boucherie et la distribution de viande bovine, avec des activités d’exportation vers le Maghreb et l’approvisionnement des palaces de la région lyonnaise.
Pour tout le monde, il était mon « parrain ». Car tout le personnel de la boucherie, ainsi que ses amis et son entourage, savaient qui j’étais, mais interdiction d’en souffler un mot. Un rôle officiel, une façade sociale, un mensonge par omission pour préserver les apparences.
Deux silences ont traversé sa vie :
- Celui de ma venue au monde.
- Celui de son amour pour Georges.
Longtemps, j’ai cru que ce mutisme était teinté de honte. Puis j’ai compris que ce silence était aussi une armure. Une façon de me protéger, moi, l’enfant né hors des cadres, celui pour qui le monde n’aurait su — ou voulu — faire de place.
« Aujourd’hui, je sais que certains amours ne se disent pas. Ils se vivent dans l’ombre des regards, dans le creux des silences, dans les interstices des vies que la société refuse de reconnaître. »
TROISIÈME PARTIE : L’APPRENTISSAGE DE LA VIE
Chapitre 7 : L’École de la Vie – Entre Pensionnats et Résilience
Chez Don Bosco (1954-1955)
Le pensionnat Don Bosco à Méribel (69130) s’inscrivait dans la tradition des établissements salésiens, fondés par Saint Jean Bosco. Dans les années 1950, il accueillait principalement des enfants et adolescents, souvent issus de milieux modestes ou en situation de vulnérabilité.
Une éducation structurée et exigeante
Les Frères Maristes, connus pour leur pédagogie stricte mais bienveillante, axaient leur enseignement sur l’apprentissage manuel et moral. La vie spirituelle occupait une place centrale, avec des messes régulières, des vêpres le dimanche, et des activités visant à renforcer la foi et les valeurs chrétiennes.
Ma fugue vers la liberté
À douze ans, j’ai cédé à l’appel de la liberté. Après ma leçon de piano quotidienne, j’ai décidé de ne pas retourner en cours. Sans hésiter, j’ai parcouru les champs enneigés du Pilat, déterminé à rejoindre Chavanay, à 9 km du pensionnat. Mon objectif : prendre le car Citroën pour Lyon – 40 km jusqu’à la Brasserie Georges.
« Assez de discipline, de lavabos froids, de silences forcés. Mon ciel intérieur hurlait : Dehors ! »
Retour à Lyon – La Révélation
Maman m’attendait, pieds fermes dans l’appartement lyonnais, au 3 rue Waldeck-Rousseau, avec un regard de pierre.
« Tu as un père. C’est ton parrain. Et une famille à Brignais : Papy, Mamie, Tonton, Tata. Cousins et Cousines. »
Douce et amère révélation. Son bouclier maternel fissuré en une phrase.
La guerre, la honte, la survie – tout expliquait son silence.
Chapitre 8 : La Famille Retrouvée – Les Charroin de Brignais
Présentation à la famille à 13 ans
Mon cousin germain de Brignais, Tonton René, père de mon cousin Jean-Paul, m’a accueilli à sa table lors d’un déjeuner familial.
« À partir d’aujourd’hui, il rentre dans sa famille. Il ne l’a jamais quittée. Ne lui posez aucune question sur cette longue absence. Vivons simplement ce moment exceptionnel, en famille. »
Ce jour-là, j’ai compris : la famille n’est pas une question de naissance, mais un choix.
Les Charroin de la Gare (Brignais – Entreprise)
L’arrière-grand-père Charroin s’est installé à Brignais chez des oncles qui y exerçaient le métier de bergers. Après ses études, il est entré chez un menuisier pour y faire son apprentissage. Son employeur, sur le point de partir à la retraite, lui a proposé de reprendre son fonds de commerce. Une fois celui-ci acquis, il a développé son entreprise de menuiserie.
QUATRIÈME PARTIE : L’ASCENSION PAR LE SPORT ET LE TRAVAIL
Chapitre 9 : Le Basket, Mon ADN !
L’ASVEL Champion de France Juniors en 1959
Grâce à la richesse de la formation avec Georges Darcy (mon professeur d’EPS au collège Saint-Louis à Lyon 4ème) et Gérard Sturla (joueur et entraîneur des espoirs), la ville de Villeurbanne a développé un véritable dynamisme éducatif, culturel et social.
En 1959, nous sommes devenus Champions de France Juniors sous la direction de Georges Darcy, qui a porté l’ASVEL au sommet du basket-ball français à six reprises.
Le Sport comme Exutoire
Mon adolescence fut marquée par la bagarre et la révolte. Mais cette énergie, au lieu de se perdre, a trouvé dans le sport un chemin plus juste, plus fécond : la course de fond.
Courir, surtout sur de longues distances comme le marathon, m’a permis de transformer les tensions du corps et de l’âme en discipline, en effort, en persévérance.
« Là où la bagarre isole et détruit, le sport rassemble les forces éparses et leur donne un sens. »
Chapitre 10 : L’Apprentissage et les Débuts Professionnels
Mon Premier Emploi au PLM en 1956
Comme « palefrenier » (garçon d’hôtel), j’étais chargé d’accueillir les clients, porter les bagages et rendre de petits services.
Peugeot SLICA-Lyon (1963-1969)
De retour en civil en mars 1963 à Lyon, j’ai été propulsé dans les ateliers mécanique et carrosserie de la filiale Peugeot de la rue Vendôme (Lyon 6ème), dirigée par la famille Peugeot-Japy.
Service Course Peugeot Afrique
Avec un atelier spécialisé course, dédié à la préparation de six 504 Rallye Bandama (Côte d’Ivoire) avec pick-up d’assistance pour le Team Aseptogyl créé par Bob Neyret en 1974.
CINQUIÈME PARTIE : L’AMOUR, LA FAMILLE ET LES COMBATS
Chapitre 11 : Rencontre avec Danièle – 25 mars 1965
C’est en 1965 que j’ai fait la connaissance de Danièle Moratille, hôtesse d’accueil et standardiste auprès de la direction JAPY-PEUGEOT, à la filiale de Peugeot SLICA à Lyon.
Nous nous sommes mariés le 24 juillet 1970, et elle m’a rejoint le 2 janvier 1971 à Grenoble-Gières (Isère), à la suite de ma nomination par Peugeot-Paris comme Responsable APV détaché aux services des concessionnaires du réseau.
Chapitre 12 : Mai 68 – Les Barricades et l’Amour Improvisé
Mai 68 a libéré les étudiants dans une effervescence festive et révolutionnaire où naissaient des rencontres amoureuses improbables.
Les Barricades Lyonnaises
Les premières barricades surgissent rue Vendôme, rue Corneille et sur le pont Lafayette, où un camion-bélier lancé par des étudiants heurte un lampadaire, provoquant la mort du commissaire René Lacroix – première mort des événements en France.
Elles s’étendent cours Lafayette, place Bellecour et près de la gare de Perrache, avec pavés, voitures brûlées et arbres abattus face aux CRS.
SIXIÈME PARTIE : L’HÉRITAGE ET LA TRANSMISSION
Chapitre 13 : Une Enfance à Reconstruire
Mon enfance, vécue dans des cadres féminins et religieux (un orphelinat tenu par des infirmières, puis un pensionnat des Frères Maristes), m’a donné une base morale solide, mais peu de modèles pour affronter les rapports de force du monde extérieur.
De la Fragilité à la Force
J’ai appris à observer, à m’adapter, à lire les situations. J’ai forgé mes repères dans l’adversité, en m’appuyant sur des valeurs profondes : l’institut Don Bosco, l’infirmière qui m’a sauvé, et ma mère.
« Peut-être est-ce cela, au fond, devenir homme : non pas imiter un modèle imposé, mais bâtir une force plus juste, plus ouverte, plus humaine. »
Chapitre 14 : Le Marathon, École de Résilience
Le marathon m’a transmis des vertus précieuses pour la vie quotidienne :
- La patience : Un marathon ne se court pas en sprint.
- La stratégie : Il faut gérer son souffle, son rythme, ses forces.
- L’acceptation : Le marathonien ne contrôle pas tout, mais il peut toujours être fier d’avoir donné le meilleur de lui-même.
« Le marathon est une vie condensée : on peut très bien le commencer, mais nul ne sait d’avance comment il s’achèvera. »
CONCLUSION : LE FIL DE LA VIE
À ma Mère,
Merci de m’avoir mis au monde et offert ce fil de vie, « JG », parfois fragile, mais toujours précieux.
Grâce à toi, j’ai appris à regarder le monde avec gratitude, à comprendre qu’il faut traverser les orages pour aimer la lumière.
À mon Père (Parrain),
Celui dont le souffle discret a accompagné mes pas d’adolescent.
De vous, j’ai reçu la force et la fragilité, le courage d’avancer même lorsque la route semblait s’effacer.
À Danièle,
À celle qui, dès nos jeunes années, depuis le 25 mars 1965, a su croire en ma route avant même que je la connaisse moi-même.
Tu m’as guidé sans jamais me retenir, accompagné sans jamais douter.
Ta confiance fut la boussole silencieuse de mes choix, la lumière tranquille au bord de mes hésitations.
Jusqu’au 5 octobre 2019, tu as été la construction d’une vraie famille.
« J’ai vécu les secondes d’un siècle, les ombres et les renaissances, les chocs d’une société que nous avons construite à tâtons, avec plus d’espoir que de certitudes. Nous pensions apprendre à vivre, mais il n’existe pas d’école pour cela. La vie se découvre dans la traversée, dans les épreuves que l’on apprivoise et les rêves que l’on réinvente. »
Aujourd’hui, je regarde mes petits-enfants faire de l’avenir un territoire d’innovation et de lumière.
Là où nous avons résisté, ils inventent.
Là où nous avons subi, ils créent.
Et je sens que tout s’apaise enfin : mes blessures deviennent semences, mes silences deviennent transmission.
Car le bonheur, au fond, n’est pas de vaincre le monde, mais de le laisser poursuivre son œuvre à travers ceux qui viennent après nous.
En définitif, il ne reste qu’un mot à dire, un seul à offrir au monde avant de refermer ces pages :
AMOUR !
« Toute chose a une fin, mais je peux me résoudre à tracer ce mot en bas de cette page. Je préfère laisser la vie le soin de le faire. »
Notre Vie au Rythme de l’Histoire des Gones
Ainsi, de 1661 à 2026, ces dates dessinent le visage d’une France en mouvement, tour à tour monarchique, révolutionnaire, républicaine, meurtrie, réformatrice et toujours vivante.
L’histoire de France est une longue traversée faite de ruptures, d’élans, de conquêtes et de drames.
Et la mienne aussi.