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« La myéline » les tissus musculaires n’ont pas de mémoire ?

Les Nerfs

La mémoire musculaire n’existe pas , c’est une image un peu comme la force centrifuge…. Ça parle. Ce qui existe ce sont les automatismes que vous fabriquez en apprenant et en vous entraînant .

La myéline la turbine du cerveau : Chez un poisson à mâchoire vivant il y a 425 millions d’années, une gaine isolante s’est patiemment enroulée autour de certaines fibres nerveuses : c’est la myéline, formidable acquisition de l’évolution. Comme la gaine plastique qui isole les fils électriques, cette membrane qui enveloppe les axones a permis, chez les vertébrés, une prodigieuse accélération de l’influx nerveux. Elle a ainsi ouvert la voie au développement de nos capacités motrices, sensorielles et cognitives. Sans elle, nos pensées, nos mouvements auraient des lenteurs accablantes.

« c’est la myéline qui se développe en quantité supérieure sur le chemin musculaire permettant à un mouvement pété et répété de devenir un réflexe conditionné en augmentant la rapidité d’exécution ».

Alors, lorsque la myéline est lésée, rien ne va plus : perturbations motrices, sensitives ou cognitives apparaissent et peuvent progresser vers un handicap irréversible. Florence Rosier et Bernard Zalc nous expliquent tout sur l’influx nerveux et sa transmission, sur le « miracle » de l’apparition de la myéline, sur l’épopée de sa découverte et sa lente mise en place au cours du développement de l’enfant et de l’adolescent. Ils nous permettent ainsi de mieux comprendre certaines maladies comme la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, ou encore les conséquences de certaines naissances très prématurées.

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Ces trois éléments agissent ensemble dans votre cerveau pour former la myéline, une substance neurale microscopique qui accélère la précision et la rapidité de vos mouvements et de vos pensées. Les scientifiques ont découvert que la myéline pourrait bien être le Saint Graal : le fondement de toutes les formes de grandeur, de Michel-Ange à Michael Jordan. La bonne nouvelle à propos de la myéline est qu’elle n’est pas fixée à la naissance; au contraire, il pousse et, comme tout ce qui pousse, il peut être cultivé et nourri.

Combinant une analyse révélatrice avec des exemples éclairants de personnes ordinaires qui ont accompli de grandes choses, ce livre ne changera pas seulement la façon dont vous envisagez le talent, mais vous dotera de moyens pour atteindre votre plus haut potentiel.

Une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique PLOS Genetics [1] montre que les tissus musculaires n’ont pas de « mémoire » d’un entrainement passé, comme peuvent souvent le répéter les adeptes des salles de musculation.

D’après les chercheurs, les muscles qui ont été durement entraînés dans le passé et ceux qui ne sont pas entraînés affichent des changements similaires dans les gènes qu’ils activent ou non en réaction à l’exercice.

Ceci peut être une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle à la fois pour tout le monde, explique Malene Lindholm, l’auteur de l’étude de l’Institut Karolinska de Stockholm. « C’est encourageant pour ceux qui ne s’entraînaient pas auparavant ou quand ils étaient jeunes parce que cela ne les désavantage pas par rapport aux autres, » dit-elle. Quand vous commencez un entrainement sportif vous pouvez vous adapter comme ceux qui se sont déjà entraînés.

D’un autre côté, les résultats de l’étude montrent aussi que le fait d’avoir été un professionnel du tennis ne garantit pas de pouvoir revenir à un haut niveau rapidement après avoir arrêté un certain temps.

Les nerfs sont des organes du système nerveux périphérique composés de fibres capables de transmettre des informations sensorielles du corps vers le cerveau et d’acheminer les informations motrices du cerveau vers les muscles, organes et glandes. Ils assurent donc une fonction de transmission de l’influx nerveux entre le système nerveux central (encéphale et moelle épinière) et l’organisme.

Les nerfs appartiennent au système nerveux périphérique, par opposition à l’encéphale et à la moelle épinière qui forment le système nerveux central. Les neurones, quant à eux, font partie des deux systèmes. On les trouve à la fois dans le cerveau et la moelle épinière (corps cellulaires) et dans les nerfs (axones) et les ganglions (corps cellulaires).

Les nerfs sensitifs (ou afférents)

transmettent les informations venant de la peau, des organes des sens, des muscles, des articulations, des glandes et des organes vers le système nerveux central.

Les nerfs moteurs (ou efférents)

réagissent aux informations données par les nerfs sensitifs et déclenchent des réactions, qui partent du système nerveux central pour rejoindre les muscles. La plupart des nerfs sont mixtes, à la fois sensitifs et moteurs.

Les nerfs végétatifs

transmettent les informations du système nerveux central aux organes et aux glandes pour assurer les diverses fonctions physiologiques (digestion, respiration…).

Nerfs crâniens et nerfs spinaux

Les nerfs partent du système nerveux central, de l’encéphale et de la moelle épinière.
• Les 12 paires de nerfs crâniens sont numérotées de 1 à 12, suivant leur ordre de sortie de la cavité crânienne. Ils ont un rôle sensoriel (nerfs olfactif, optique et auditif), moteur (nerfs oculaires, pathétique, spinal et grand hypoglosse) ou mixte (nerfs trijumeaux, facial glosso-pharyngien et pneumogastrique).
• Les 31 paires de nerfs rachidiens sont reliées à la moelle épinière. Chaque nerf se divise en deux racines : la racine postérieure est sensitive, tandis que la racine antérieure est motrice. Tous les nerfs rachidiens sont donc mixtes (moteurs et sensitifs). Les branches antérieures s’unissent en formant des plexus (cervical, dorsal, lombaire, sacré).

L’influx nerveux
L’influx nerveux est un phénomène de nature électrique qui se déroule d’un neurone à l’autre grâce à une articulation appelée « synapse ». La majorité de ces points de liaison entre neurones sont situés :
• Entre l’extrémité d’un axone (corpuscule nerveux terminal) et les dendrites d’un autre neurone ;
• Entre l’extrémité d’un axone et le corps cellulaire d’un autre neurone.
Le neurone qui reçoit l’information l’envoie au suivant et l’influx chemine ainsi très rapidement le long des fibres nerveuses (jusqu’à 100 m/s). Les synapses qui relient l’extrémité d’un axone à un muscle sont appelées terminaisons neuromusculaires.

Celles qui rejoignent une glande sont des terminaisons neuroglandulaires.

Mémoire musculaire

Le fait de savoir combien de temps les bénéfices d’un entrainement perdurent fait toujours l’objet d’âpres débats. D’un côté des études ont démontré qu’immédiatement après l’exercice le corps accélérait l’action de nombreux gènes. Ces effets persistent pendant une durée située entre plusieurs heures et un jour après l’exercice. Et sur le long terme, si les gens continuent à s’entraîner, le corps commence à fabriquer plus de protéines qui conduisent à plus d’adaptations sur le long terme.

Mais d’un autre côté, il est aussi plutôt clair que ces adaptations tendent à se dissiper rapidement si une personne arrête de s’entraîner régulièrement.

« Dès que vous arrêtez de vous entraîner, notamment si vous êtes victime de quelque-chose d’aussi brutal qu’une jambe cassée, et que vous arrêtez complètement de bouger, vous perdez très rapidement votre masse musculaire et les effets de l’endurance dus à l’entrainement, » dit Lindholm.

Pour voir si les adaptations au niveau génétique persistaient une fois que les gens arrêtaient de s’entraîner, des chercheurs ont demandé à 23 personnes sédentaires de venir en laboratoire pour exercer une de leurs jambes 60 fois pendant 45 minutes. Les participants ont répété cet exercice quatre fois par semaine sur une période de trois mois. Ils ont ensuite cessé pendant neuf mois, puis ont repris leur entrainement, mais cette fois-ci avec les deux jambes.

L’équipe a prélevé des biopsies de muscles (qui impliquaient d’anesthésier la peau et d’utiliser une aiguille afin d’extraire les cellules musculaires) avant et après les périodes d’exercice, et ils analysaient quels gènes étaient actifs dans les tissus musculaires de chaque jambe. Ils alternaient les jambes entraînées entre les jambes dominantes ou non dominantes des sujets pour éviter toute impartialité entre les jambes.

Les résultats ont montré que l’expression des gènes entre les deux jambes ne différait pas, même quand une jambe avait été entraînée dur pendant trois mois. Quelques indices suggèrent que l’entrainement pourrait avoir provoqué des changements épigénétiques durables, ou des modifications des marqueurs chimiques sur les gènes qui affectent la façon dont ils s’expriment, mais les résultats étaient trop timides pour conclure définitivement.

Ces résultats montrent que les muscles des individus ne s’accrochent pas très longtemps aux changements métaboliques qui sont associés à l’exercice. Cela s’explique plutôt bien d’un point de vue évolutionniste, disent les chercheurs, car le fait de maintenir des muscles dans cet état consomme beaucoup de calories.

« Cela coûte de conserver des muscles véritablement actifs au niveau métabolique ou bien de maintenir une grosse masse musculaire, et il n’y a pas de raison pour que le corps dépense tant d’énergie s’il n’a pas besoin d’utiliser les muscles, » explique Lindholm. En fait, à l’époque où la nourriture se faisait rare, le fait de conserver des muscles volumineux sans que cela soit nécessaire pouvait conduire les individus à être affamés.

La véritable mémoire des muscles

Bien que ces résultats montrent que les cellules musculaires ne conservent pas elles-mêmes une « mémoire » de l’exercice passé, il n’en est pas de même pour les nerfs répandus à travers les muscles, ni pour les régions cérébrales qui contrôlent les mouvements, explique Lindholm. « Vos nerfs ont appris dans quel ordre il faut activer les muscles afin de réaliser un certain mouvement, » dit-elle.

Le fait de faire du vélo, de jouer au tennis ou d’apprendre à marcher quand on est un petit enfant sont des choses qu’on ne peut pas totalement oublier. Les anciens joueurs de tennis ou les gymnastes à la retraite conservent probablement une mémoire presque instinctive de la façon d’activer leurs muscles pour faire un service ou pour faire un double salto arrière. Mais il n’en est pas de même pour la puissance musculaire nécessaire pour exécuter un saut parfait ou un service puissant.

« Si vous n’entraînez pas vos muscles régulièrement, ils ne seront pas en mesure de produire la force nécessaire pour faire un mouvement ou lever une charge, même si les nerfs savent exactement dans quel ordre les activer, » concluent les chercheurs.

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