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BIOMECANIQUELES PLUS LUS

L’œil et la Posture sont l’avenir ?

L’acuité visuelle dans le sport : golf, rugby et tennis, même combat. Plus de 80% de la population présente un défaut de posture.La plupart des sportifs de haut-niveau, gauchers ou droitiers, ont une préférence cérébrale qui leur confère un avantage. 
Quand vous pensez à votre swing de golf, l’hémisphère gauche est activé. En revanche lorsque vous swinguez sans penser en vous laissant aller, en lâchant prise, l’hémisphère droit est activé.
L’oeil joue un rôle important dans le contrôle de la posture car, comme le pied, le système oculaire, situé à l’autre extrémité de la chaîne posturale, a également une double fonction : exo et endocapteur, c’est à dire qu’il donne des informations à la fois sur l’extérieur du corps et sur l’intérieur.

Pour un golfeur si le corps est placé parallèlement à la trajectoire qu’il veut donner à sa balle pour atteindre ta cible, il n’y a que le mouvement de ton œil ou de ta tête qui peut t’indiquer si il est bien aligné.

Il va donc falloir qu’il apprenne à s’aligner correctement. Et déjà, le meilleur moyen, c’est regarder ta cible en se plaçant d’abord face au terrain, derrière ta balle posée sur le sol. Si il ne prend pas l’habitude de faire ça, ses trajectoires seront toujours aléatoires. Car en plus, l’œil qu’il utilise est le premier n’est peut-être pas son œil directeur ! donc il faut éduquer son œil, développer son ressenti par rapport à la ligne.

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Cerveau dominant

Pourquoi Nadal s’en sort-il mieux que Federer sur ce coup? Avec un revers à deux mains, le Majorquin a tout simplement fait le bon choix . Avec un revers à une main et une vision de croisé, ce coup est plus difficile pour Federer qui, tactiquement, ne peut rivaliser sur ce coup important quand il affronte l’Espagnol.En revanche, une différence sépare les deux grands champions: ils ne sont pas sous l’influence du même cerveau dominant. Le cerveau dominant de Nadal est le gauche qui est celui des chiffres de la rationalité et de l’ordre. Aucune surprise donc à voir Nadal placer ses bouteilles sur le court de manière quasi-obsessionnelle et à le voir jouer au tennis de façon aussi méthodique et structurée, à la manière d’un joueur d’échecs.

Mais les cerveaux gauches dominants ont une moins bonne gestion du stress car leur langage interne, trop riche, diminue leur motricité. Le cerveau droit, chez l’homme, est le cerveau de la créativité, de la symbolique et de l’intuition – qualités éminemment représentées chez Federer, «dominé» par ce cerveau qui correspond à ceux qui aiment jouer des coups de poker. Un joueur qui est cerveau droit dominant est moins affecté par le stress. Il est important de connaître sa latéralité au tennis, mais aussi au golf ou dans d’autres disciplines. C’est apprendre à mieux réaliser le joueur que l’on est.

Si vous voyez la danseuse pivoter dans le sens des aiguilles d’une montre, vous utilisez principalement votre hémisphère droit et dans le sens inverse, c’est votre hémisphère gauche qui est prédominant. La majorité des personnes voit la danseuse pivoter dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. C’est en effet, le cerveau gauche le plus sollicité dans notre société cartésienne. Toutefois, si vous faites un petit effort mental, vous pouvez changer la perception de la direction du pivot de la danseuse. Ceci démontre que l’on peut contrôler ses fonctions cérébrales.

Nous avons tous des guides internes de comparer et analyser les informations sensorielles qui contrôlent le rythme et la direction de putts.animation-oeil -perspective_

Le cerveau se compose de 100.000 détecteurs de ligne qui sont divisés en un certain nombre de groupes qui nous aident à décider de ce qui est droit. Une ligne simple, par exemple, active un groupe de détecteurs. Lorsque plusieurs groupes de détecteurs sont activés, ceux-ci aident le cerveau à faire des jugements corrects. Cependant, les détecteurs plus de ligne qui sont stimulés ne conduira pas automatiquement à un meilleur jugement de la ligne. Au contraire, cela peut créer une «concurrence» entre les détecteurs de ligne qui mèneront à des degrés différents de (soi-disant) illusions d’optique,

 

Lorsque l’on parle de Posturologie, la majorité des personnes pense aux pieds ou à l’oreille interne. Le capteur podal est en effet primordial pour nous équilibrer. La peau du pied, ses muscles et ses articulations fournissent en permanence des informations pour stabiliser le corps et réguler le Système Musculaire Tonique Postural.

Jouez aux échecs ! Rien de plus efficace que ce jeu de société pour renforcer et développer l’esprit logique. L’esprit de stratégie y est particulièrement éveillé lors d’une partie d’échecs.

L'homme asymetrique 2017

L’acuité visuelle, primordiale pour être performant. Entre une petite balle blanche et un ballon ovale, le rapprochement n’est pas flagrant.Préférence oculaire, chacun d’entre nous possédant un œil directeur

Mais pour comparer le golf et le rugby, il faut aller plus loin dans la réflexion. La différence entre le golfeur et le buteur, c’est la distance. S’il tombe à cinquante mètres alors qu’il devait en faire trente, les trois points sont quand même valables. En golf en revanche, on doit évaluer cette distance. Si on doit en faire 150 et qu’on en fait 170, on ne va pas être terrible. C’est pourquoi il faut travailler son visuel. Il n’est pas rare de voir des sportifs se faire opérer des yeux pour optimiser leurs performances.
Ce n’est pas le cas d’Alexander Lévy qui a privilégié un entraînement spécifique lié à la concentration.« J’avais un problème au niveau des yeux, se souvient l’intéressé. Mes deux yeux ne captaient pas les mêmes choses, je m’éparpillais. Ça ne me créait pas de problème visuel, car je vois très bien, mais des problèmes d’attention. » Et d’ajouter :«  Quand les gens marchaient à côté, je me laissais facilement perturber. J’ai travaillé là-dessus avec des exercices différents et des points bien précis. Je sens la différence aujourd’hui. »
Dans le golf, encore plus que dans n’importe quel autre sport, il faut savoir évaluer et analyser les distances.
« L’acuité visuelle importe surtout par rapport aux obstacles. L’œil amène le mental et c’est primordial au golf. Il nous apporte des informations, telles que la distance, les obstacles, la visualisation et ce que l’on veut faire comme coup. »
Sans cette capacité à voir un petit objet situé le plus loin possible, on ne peut pas devenir un bon golfeur. L’impact visuel a surtout une importance au niveau du danger, rappelle Alexander Lévy. Parce qu’un obstacle d’eau, on va le voir. Le visuel a une grande importance dans le golf mais il peut aussi nous amener davantage de problèmes que de points positifs.

Déséquilibres oculomoteurs

De l’œil à la main

La posturologie est l’étude de la position de l’homme dans l’espace – équilibre, stature, aplomb, stabilité. C’est une médecine qui permet de traiter les différent déséquilibres du corps humain à travers des sports afin d’y obtenir une meilleur performance. Elle est très utile dans le golf puisqu’une correction des défauts de son propre corps permet de trouver le bon geste à réaliser plus aisément.

En équilibre

Les difficultés techniques et la diminution de la performance peuvent souvent être corrélées à un déséquilibre postural. L’explication réside dans l’omniprésence du système musculaire postural dans la gestion de notre équilibre durant tous les mouvements. Une asymétrie d’un ou plusieurs capteurs posturaux ( pieds, œil … ) entraîne des perturbations du tonus musculaire découlant sur des bascules, rotations et contraintes. Les points cruciaux permettent de reprogrammer le système postural. Le traitement mis en place nécessite une collaboration rigoureuse du joueur (de la joueuse) pendant une période allant de 8 a 18 mois afin d’éviter les récidives.

Correction du capteur oculaire

Les chaines musculaires nous équilibrent contre la pesanteur. Elles sont « connectées » à des capteurs qui régulent leur tonus. Si ces capteurs sont eux-mêmes asymétriques, leur correction permet de normaliser la posture. Comme premier exemple précis, nous analysons l’œil, primordial au même titre que les pieds dans notre équilibre. S’il existe une asymétrie de mobilité oculaire ( problème de convergence ), les muscles des yeux n’ont pas le même tonus. Or, leur tension informe les chaines musculaires descendantes qui seront perturbées : déséquilibre squelettique. Il faut alors corriger et stimuler ce capteur : le traitement comprend des séances de rééducation orthoptiques permettant un travail musculaire correctif et des gouttes qui informent le système musculaire et la vision binoculaire.

Le golf requiert une posture globale asymétrique étroitement coordonnée sans faire intervenir un adversaire direct comme source d’aléas. Les gauchers y semblent rarissimes à partir d’un certain niveau d’expertise.

Les autres capteurs

Les pieds : Port de semelles afin de stimuler le capteur podal. La neurophysiologie démontre qu’il est déconseillé sauf traumatisme ou inflammation récurrente locale d’utiliser des semelles orthopédiques classiques avec des élément de 2 ou 3 mm d’épaisseur sans risquer de contraindre le pied et de diminuer sa sensibilité et sa mobilité.

La peau : massage éventuellement traitement par laser ou infiltration des cicatrices pathologiques perturbant le tonus musculaire local, les sécrétions hormonales, les méridiens énergétiques …

La mâchoire : véritable perturbateur. Une dent manquante, une couronne mal posée, un appareil non rabasé, une latérodéviation, une tendance au serrement nocturne et/ou diurne : tout cela entraîne une activité musculaire asymétrique au niveau du crâne qui perturbe et déséquilibre toutes les chaînes. Sans oublier les tensions articulaires au niveau des articulations temporaux-mandibulaires. Un rendez-vous chez un dentiste spécialisé en posturologie et/ou un orthodontiste rétablira l’équilibre. Le suivi précis du traitement dans sa globalité en fonction du bilan initial et des corrélations permet une reprogrammation optimale du système postural, une diminution notable des contraintes et de meilleures capacités sportives. Il reste cependant certains éléments perturbateurs comme les micro-galvanismes, les jambes courtes et certains blocages.

L’oeil joue un rôle important dans le contrôle de la posture car, comme le pied, le système oculaire, situé à l’autre extrémité de la chaîne posturale, a également une double fonction : exo, il est assuré par la rétine (centrale et surtout périphérique), qui permet de percevoir le monde extérieur et donc de s’orienter dans l’espace.etendocapteur,  c’est percevoir le monde qui nous entoure ne sert à rien si l’on n’est pas capable de savoir si les mouvements que l’on observe sont dus à l’environnement, à l’oeil, ou au corps dans son ensemble.c’est à dire qu’il donne des informations à la fois sur l’extérieur du corps et sur l’intérieur. (voir Comment ça marche?) Les yeux sont mobilisés par 6 muscles (chacun) qui sont eux aussi très riches en propriocepteurs.

Le rôle de cette “proprioception oculomotrice” est maintenant bien documenté, et au moins aussi important que les informations rétiniennes pour contrôler la posture et l’équilibre. (Baron 1955, Ushio et al 1980, Brandt et al 1986, Roll et Roll 1987, 1988, Gagey 1988, Velay et al 1994, Brandt 1999, Donaldson 2000, Weir et al 200, Guerraz et al 2000, Jahn et al 2002, Strupp et al 2003, Glasauer et al 2005, Büttner-Ennever 2006, Kapoula et Le 2006, Wang et al 2007, Legrand et al 2012…)

L’œil tranquille en action (J. Vickars)

«L’œil calme en action: Perception, cognition et formation à la prise de décisions.» Joan N. Vickers, Université de Calgary

[Ce qui suit sont mes notes sur le livre ci-dessus de Joan Vickers, et ne sont pas un article ou une œuvre originale. J’ai essayé de glaner les informations pertinentes de l’article et de les interpréter pour les tireurs sur cibles d’argile.]Ce livre est une étude fascinante du système visuomoteur et de la manière dont le contrôle visuel du regard par les athlètes lorsqu’ils exécutent des activités sportives peut déterminer le succès ou l’échec dans la discipline en question. La partie du texte qui décrit comment l’athlète d’élite reconnaît, suit et contrôle les objets en mouvement dans les activités sportives et la différence de caractéristiques du regard fixé sur les objets en mouvement par les athlètes d’élite par rapport aux athlètes d’élite est particulièrement intéressante.  » les athlètes. Le chercheur a utilisé des «trackers oculaires mobiles» sophistiqués avec des athlètes d’élite et de «quasi-élite» participant à divers sports comme le volleyball, le baseball, le cricket et le tennis de table pour détecter et surveiller les points de concentration visuelle tout au long d’une activité sportive. Il n’y avait pas d’étude de Shotgunning, seulement des coups de fusil et de pistolet,
Principales conclusions… Le regard des athlètes d’élite sur les objets en mouvement par rapport aux «proches des élites» était:

-Longue -Initié plus tôt -Accueilli plus tard et plus proche de l’action / intercepter l’événement

-Est plus constant de l’acquisition par la fixation et l’action (absence de distraction) -Invoqué un bref intervalle de stabilisation de la tête avant l’interception.

De plus, les athlètes d’élite ont tenu leurs yeux dans un endroit différent / plus pertinent que les élites proches (par exemple, le service de volleyball – de la main du serveur contre le sommet de l’arc) afin d’acquérir la «cible».

Conclusions:

-Visual Pick-up point est incroyablement important pour acquérir la cible plus tôt, allongeant ainsi le «temps de regard» NON INSCRIT sur la cible. (Une qualification ici cependant… un regard trop long va dégrader la qualité du focus)

-Le renforcement de Gaze Time se mesure en millisecondes, donc cette recherche n’implique PAS ou ne suggère pas que nous «pilotons» des cibles…. comme le pistolet dans le visage présente une opportunité de «distraction». Ce qui est essentiel, c’est que nous, en tant qu’athlètes ciblant l’argile, ayons un intervalle de «fixation» visuelle ininterrompue et intentionnelle lorsque le pistolet traverse le point de rupture. De plus, si nous devions atteindre une cible au point de rupture, le processus cognitif devient «top-down» au lieu de «bottom-up» (exécution consciente vs exécution subconsciente).

-La recherche semble impliquer que les tireurs d’argile doivent appliquer une fixation visuelle intense sur la cible tôt et la maintenir à travers le point de rupture, car les athlètes d’élite ont été trouvés à faire sur d’autres objets en mouvement (rondelles de hockey, volley-ball, etc.). Mais nous savons aussi que…

-La tête (ainsi que le fusil et les mains dans le cas du Shotgunning) doivent être exempts de «turbulence» juste avant le tir. Tous les athlètes d’élite ont utilisé la «stabilisation de la tête» juste avant l’exécution. Pour les fusils de chasse, cela signifie que garder la tête est toujours critique. Les tireurs doivent amener l’arme à la tête au lieu d’abaisser la tête au fusil au moment où le tir est exécuté.

Autres faits:

-Acuité visuelle se produit dans une zone de 2-3 degrés du champ visuel. (Largeur du pouce lorsque le bras est tendu devant vous.) Si vous vous concentrez sur la cible ENTIER, au lieu d’une PIECE de la cible, le tireur aura tendance à engager sa vision périphérique.

– «Gaze» est la fixation des yeux sur un objet ou un emplacement à 3 degrés d’angle visuel pendant 100 ms (0,1 seconde). C’est le minimum de temps nécessaire pour reconnaître ou prendre conscience des stimuli. Pour la fixation et le suivi, un minimum de 180 ms est requis pour voir un objet ET initier un mouvement. SEULEMENT lorsque les yeux sont fixés sur une zone ou un endroit à moins de 3 degrés du champ de vision pendant plus de 100 mm, l’individu peut-il traiter les informations fournies par cet objet ou cette personne pour déclencher une action.

-Accidents (ou mouvements saccadés) – mouvement des yeux d’un endroit fixé à un autre. L’œil humain subit une moyenne de 3 saccades par seconde allant de 60 à 100 ms.

** Le flux d’informations vers le cerveau concernant un objet est supprimé pendant les clignotements et les saccades ou pendant les périodes où l’œil n’est pas fixé.

** Fovéa-petite zone de la rétine à l’arrière de l’œil où les images sont réfléchies / inversées pour la transmission au cerveau. Lorsque nous nous concentrons sur un objet. L’imagerie projetée sur et capturée par la fovéa est une information critique pour nourrir le cerveau des informations nécessaires à l’interception précise de l’objet.

** Zone du système ambiant de la rétine (en dehors de la fovéa) spécialisée dans le mouvement, la détection rapide des informations et dans les situations de faible luminosité. Le système ambiant est très utile pour produire des mouvements précis des membres pour de courtes durées (pas plus de 100 ms à 150 ms). Cependant, pour des mouvements plus longs, le système ambiant est incapable de traiter les informations…. le système focal doit alors prendre le relais et exercer un contrôle cognitif de la situation. Ainsi, dans les activités de détection et de poursuite de plus de 150 ms, le système central ET le système ambiant doivent fonctionner ensemble…. le système ambiant percevant et initiant le mouvement et le système focal pour assurer le suivi et le mouvement coordonné de plus de 150 ms.

Pour plus d’informations, il y a un autre excellent article écrit en 2009 par Joe Causer et ses collègues sur Skeet, Trap et Double Trap, qui poursuit le travail de Vickars dans le domaine du shotgunning.

golf-contraption

L’homme debout et immobile est un parfait exemple de symétrie. Cependant, dès qu’il veut agir, il doit rompre cet équilibre, pencher son corps d’un côté ou de l’autre, et ses mouvements sont asymétriques. Certains individus sont droitiers, les autres gauchers. Pourtant, lorsqu’un droitier se sert d’une bêche, sa main droite sert à viser, tandis que la main gauche joue un rôle essentiel de soutien dynamique, exigeant souvent plus de force que la main droite. Ainsi, les deux côtés sont complémentaires. Par ailleurs, un droitier qui utilise son pied droit pour frapper une balle, privilégie, au contraire, le pied gauche pour sauter. Cet exemple souligne encore la complémentarité des deux côtés et montre surtout que l’asymétrie ne concerne pas seulement la main : elle touche aussi le pied. Et c’est aussi vrai de l’œil. Ainsi, pour regarder dans une lunette astronomique ou dans un microscope, on y place préférentiellement un œil plutôt que l’autre, et c’est toujours le même pour chacun de nous. Le classement des individus en droitiers ou gauchers, selon leur préférence manuelle, est donc insuffisant. Chacun est caractérisé par une combinaison de latéralité nommée formule œil-main-pied, qui est soit homogène (entièrement à droite ou entièrement à gauche), soit croisée.

La dominance oculaire dans une tâche de visée est connue depuis longtemps, mais elle suscite de plus en plus d’intérêt dans les études sur la latéralité. Nous nous sommes intéressés à ses effets sur l’habileté manuelle, notamment sur les performances manuelles dans le domaine du sport de compétition. Après avoir déterminé les formules de latéralité œil-main-pied chez de nombreux sportifs de haut niveau, nous avons montré que certaines sont sur-représentées dans différentes disciplines par rapport à la population générale. Nous avons mis en évidence que la dominance oculaire influe sur les performances des champions, selon que leur latéralité œil-main est croisée ou homogène. Ce phénomène résulte du fonctionnement du cerveau et peut expliquer pourquoi, lors des matches en double sur les cours de tennis, certains gauchers sont redoutables au filet.

Le cerveau aux commandes

À l’image du corps, le cerveau humain a une forme symétrique (à quelques détails près), mais il fonctionne de façon asymétrique. Chaque hémisphère contrôle plutôt les membres du côté opposé du corps. En outre, chaque hémisphère fonctionne différemment. Schématiquement, l’hémisphère gauche traite les informations d’après la façon dont elles se succèdent, analyse leurs liens de causalité et s’attache au déroulement des faits. Il s’illustre, à ce titre, dans le traitement du langage. Au contraire, l’hémisphère droit traite les informations survenant de façon simultanée et analyse leurs rapports d’ensemble. Il excelle donc dans la perception visuelle de l’espace.

Le rôle de l’hémisphère gauche dans la gestion du langage explique que neuf personnes sur dix écrivent de la main droite. Toutefois, l’adoption de la main droite pour écrire est aussi influencée, durant l’enfance, par des pressions éducatives. De même, le comportement à table ou l’usage d’outils…

La dominance oculaire dans une tâche de visée est connue depuis longtemps, mais elle suscite de plus en plus d’intérêt dans les études sur la latéralité. Nous nous sommes intéressés à ses effets sur l’habileté manuelle, notamment sur les performances manuelles dans le domaine du sport de compétition. Après avoir déterminé les formules de latéralité œil-main-pied chez de nombreux sportifs de haut niveau, nous avons montré que certaines sont sur-représentées dans différentes disciplines par rapport à la population générale. Nous avons mis en évidence que la dominance oculaire influe sur les performances des champions, selon que leur latéralité œil-main est croisée ou homogène. Ce phénomène résulte du fonctionnement du cerveau et peut expliquer pourquoi, lors des matches en double sur les cours de tennis, certains gauchers sont redoutables au filet.

Que peut apporter l’ophtalmologie au golf de haut niveau ?

Dans la littérature ophtalmologique, certains articles rapportent des études faites sur le lien entre certaines fonctions visuelles et la pratique du golf.

• Protocole d’évaluation de la fonction visuelle des golfeurs de haut niveau.

Résultats •

L’œil directeur est l’œil qui vous permet de viser avec précision. Il n’est pas interchangeable. Au golf, sa position prédispose au choix de positionnement du corps pour lancer une balle. Vous jouerez en droitier si l’œil directeur est le droit. Vous jouerez en gaucher si l’œil directeur est le gauche. Ainsi vous pouvez parfaitement être gaucher et jouer en droitier car votre œil directeur est le droit. La position de cet œil oblige malheureusement le joueur à éduquer musculairement le côté faible chez un droitier, c’est-à-dire le côté gauche.

Un test simple permet de l’identifier :

Les deux yeux ouverts, pointez avec votre pouce un objet à une distance de 5 mètres. Vos pouces se dédoublent. Automatiquement votre regard choisit de se fixer sur un des deux pouces, l’autre flottant plus à droite ou plus à gauche de l’objet ciblé.

Fermez votre œil gauche et gardez votre œil droit ouvert.

● 1er cas : votre pouce est resté au centre de l’objet choisi. Votre œil directeur est l’œil droit.

● 2e cas : votre pouce est décentré par rapport à l’objet choisi, votre œil directeur est l’œil gauche. Si vous avez démarré le golf sans avoir fait le point sur cette question de l’œil directeur, vous avez très bien pu commencer à jouer en droitier alors que votre œil directeur est le gauche, et inversement. De ce fait, ne vous étonnez pas de voir vos trajectoires se diriger de façon récurrente vers la gauche (dans le cas d’un droitier dont l’œil directeur est le gauche). Et vers la droite pour le gaucher dont l’œil directeur droit n’a pas été décelé. Dans ce cas, pour compenser, il faut pour le droitier, viser un peu plus vers la droite de la cible, ou bien alors se rééduquer musculairement en changeant radicalement de côté. Quelle que soit la situation, au putting ou au drive, et si votre œil directeur est le droit, vous devrez prendre les informations visuelles en vous positionnant à gauche de la ligne de jeu. Si vous jouez en droitier et que votre œil directeur est le gauche, prenez dans ce cas les informations visuelles en vous positionnant à droite de la ligne de jeu.

L’analyse a montré que les sujets ayant un œil droit dominant avaient des résultats nettement meilleurs en jouant droitier qu’en jouant gaucher, alors que les sujets ayant un œil gauche dominant ont montré le contraire. Ces résultats suggèrent que la position à l’adresse en fonction de la dominance de l’œil pouvait avoir une certaine influence sur la performance au putting.

Chaque personne a une dominance de l’œil qui est généralement (mais pas toujours) la même chose que la main dominante de cette personne. En tant que tel, les joueurs droitiers sont plus souvent dominants dans le sens du droit et vice versa. Cependant, l’étendue de la dominance de l’oeil peut aller de très légère à très forte. Beaucoup de gens ne savent pas vraiment quelle est leur dominance de l’oeil et il n’y a pas beaucoup de moyens fiables de le dire. Une façon dont j’ai trouvé est assez fiable est ce que j’ai appris en tant que test de lecture. Commencez à lire un bloc de texte avec les deux yeux ouverts. Cela aide si le texte est petit, répétitif et relativement peu intéressant, comme les termes et conditions de la carte de crédit, ou une impression d’un journal d’appel de téléphone cellulaire, ou l’un des messages . Lisez quelques lignes de texte, puis fermez un œil, en prenant note de la difficulté de continuer à lire avec cet œil fermé. Ouvrez les deux yeux et répétez le test, mais cette fois avec l’autre œil, en prenant note de la difficulté de continuer à lire avec l’œil fermé. Répétez autant de fois que vous le jugez nécessaire. Votre dominance de l’oeil est celle des deux yeux qui ont permis une lecture plus facile. Pour certaines personnes, la différence sera immédiatement perceptible. Pour d’autres, la différence peut être très difficile à dire. Il n’y a pas de bonne réponse: ce n’est que de l’information.

Cependant, lorsque votre domination de l’oeil tombe dans le spectre déterminera si et combien le décalage ou la progression / apparition du visage (le contraire du décalage) vous avez besoin. Si vous remarquez que vous avez à peu près la même facilité de lecture avec l’oeil fermé, votre position dominante est considérée comme neutre. En tant que tel, vous avez besoin d’un putter avec une position de décalage neutre, ce qui signifie que le visage du putter doit être aligné avec le centre de l’arbre. En supposant un putter droitier (il serait en retrait pour les gauchères), si vous êtes dominant des yeux gauchers, vous avez besoin d’un putter avec le visage progressant vers la gauche de l’axe de l’arbre. Dans les images ci-dessus, le putter à canon central est une excellente option pour un joueur dominant de l’oeil assez fortement gauche (en supposant que l’inclinaison des pieds est correcte pour votre type de course) car le visage du putter est aligné avec le bord gauche de l’arbre axe, Qui est une bonne progression de la face. Certains putters, par exemple, certains SeeMore putters et l’Odyssey Backstryke, ont en fait une progression de la face au-delà du bord gauche de l’arbre, ce qui permet d’occuper un joueur fortement dominant des yeux gauche. De même, si vous êtes le droit de l’œil dominant, l’option du couteau du plombier fonctionnera mieux pour vous. Dans les images ci-dessus, le visage du putter est aligné avec le bord droit de l’arbre.

Pourquoi est-ce important?

Lors de la mise en place pour la course, votre œil dominant guidera votre alignement. Si la balle n’est pas sous votre œil dominant, votre configuration va tordre et tordre pour essayer de la remettre en ligne. Cela entraînera un alignement incorrect de la configuration et des putts manqués. Un joueur dominant de l’œil gauche jouant trop d’offset entraînera habituellement ses putts;

Un joueur dominant de l’oeil droit jouant trop de progression de visage poussera habituellement ses putts.

Essentiellement, nous voulons que chaque joueur configure de la même manière: avec le putter configuré de sorte que les mains soient au bas de la course à l’impact. Pour la plupart des gens, cela se produit lorsque les mains sont au centre de leur course. En tant que tel, le joueur doit mettre en place les mains à peu près au centre de son accident vasculaire cérébral.

Un putter avec une progression du visage permettra au joueur dominant de l’œil gauche de s’établir avec ses mains au milieu du coup et la balle vers son pied gauche, sous son œil gauche.

Un putter avec décalage permettra au joueur dominant de l’œil droit de mettre en place avec ses mains au milieu de la course (tout comme le joueur dominant de l’œil gauche, en favorisant une mécanique cohérente entre les deux) mais avec la balle vers son pied droit , Sous son oeil droit.

Source : http://alsacegolf.org/fr/wp-content/uploads/2015/01/MUSCLE-Bilan_visuel_HN.pdf

Reprogrammation posturale Golf

Le Système Tonique Postural (qui nous permet de tenir debout), assure notre équilibre : statique et dynamique. En nous plaçant et nous repérant dans l’espace, il prépare le mouvement et contribue à son initiation, le guide, le renforce et lui sert de contre-appui. Il régule le tonus musculaire de lutte contre la pesanteur :

il est primordial dans toutes nos actions.

En normalisant les articulations et les autres tissus, l’Ostéopathe redonne une mobilité ponctuelle et rééquilibre en partie les tensions. Ces corrections ne permettent pas forcément de traiter l’asymétrie musculaire.

Le but de la Reprogrammation Posturale est de normaliser ce système en profondeur et de garantir une station debout performante et cohérente. Telle la main du marionnettiste qui régule la tension des fils, positionnant ainsi la marionnette dans un état de repos ou de tensions.

Le thérapeute observe cliniquement la statique du joueur.

La moindre asymétrie témoigne d’une perturbation de la capacité à tenir debout et donc à réaliser des gestes sportifs efficaces, performants, répétitifs et sanscontraintes. La posture dépend des informations de différents capteurs représentants la main du marionnettiste : –Pieds –Yeux –Mâchoire –Langue –Peau –L’oreille interne, dans une moindre mesure. Au final il apparaît une suite de micro-traumatismes : courbatures, crampes, claquages, tendinites, arthrose, micro-fractures, …

L’Oeil et la Posture.

Mais ce n’est pas la seule entrée régulatrice.
Elle est associée aux yeux dans ce qui forme l’axe Visio-Podal (Professeur J-P Roll 1987).
Cet axe surpasse l’oreille interne pour la gestion de la gravité comme l’ont montré depuis de nombreuses années les travaux en neuro-science (Fitzpatrick, Mc Closkey, Baron).
L’oreille interne sert surtout d’accéléromètre et stabilise l’oeil dans le mouvement.
Elle n’intervient pas dans la gestion de la posture statique, il faut donc chercher et corriger les zones du corps qui s’y attellent.
L’oeil est connecté à la posture et tous ses aspects ont une répercussion sur la position de la tête, les tensions cervicales, les contraintes et les douleurs.
 Au niveau de l’oeil, nous pouvons d’abord parler de la partie sensorielle :
la réfraction qui correspond à tous les problèmes de vue :
myopie par exemple. Une correction adaptée est une assurance de ne pas forcer sur les yeux et de garder le Système Musculaire symétrique et sans conséquence néfaste.
Il est primordial d’effectuer des contrôles ophtalmologiques réguliers et de faire vérifier le centrage des lunettes. Il est déconseillé d’avoir des corrections pour voir de loin sur un oeil et de près sur l’autre. Les répercussions sur le fonctionnement du cerveau sont néfastes pour l’ensemble du Système neuro-physiologique.
La deuxième partie concerne la musculature oculaire.
Au niveau de l’oeil, il existe des muscles horizontaux ou droits et des muscles obliques.
La combinaison de leurs orientations permet de regarder dans toutes les directions.
L’innervation de ces muscles n’est pas la même pour tous les groupes musculaires; le droit externe est relié directement à la posture et à une connexion avec les muscles cervicaux. S’il existe une asymétrie des droits externes :
Hypoconvergence : oeil droit
il y aura des conséquences posturales :
Influence d’une asymétrie musculaire de l’oeil sur l’ensemble du corps
CIES-Dr Brico
Les muscles des épaules vont s’adapter et créer une bascule et une rotation de la ceinture scapulaire. Les contraintes commencent et provoquent des adaptations au niveau de tout le Système Postural : bascules, rotations, torsions et ce, jusqu’au pied :
Rééquilibration de la Convergence
Le capteur oculaire présente une asymétrie de convergence dans près de 90% des cas.
Il est absolument primordial de rééquilibrer son Système Musculaire et de stabiliser l’axe visio-podal.
Après une rééducation adaptée, des exercices, des stimulations avec du collyre et une stabilisation par de la magnétothérapie, on arrive à retrouver un équilibre musculaire, garant d’une neutralité posturale au niveau des épaules et de l’ensemble du corps :
Pied gauche valgus et droit varus.
S’il persiste des asymétries, elles descendent jusqu’au pied qui décompense souvent en pieds dysharmoniques : un pied à tendance variante et un pied à tendance valgisante :
Cette compensation podale se fixe et s’enregistre au niveau des schémas moteurs. Il est impératif de stimuler et de corriger le pied pour faciliter le traitement oculaire et éviter les récidives.
La stimulation du pied est la première aide pour obtenir une rééducation orthoptique efficace. Les muscles des yeux peuvent s’appuyer sur un système musculaire stable et travaille plus efficacement.
Il est fréquent de voir des patients renouveler leur séances d’orthoptie tous les deux à trois ans car l’oeil décompense si on ne traite pas le Système dans son ensemble!!!
 —> Un patient de 8 ans présente un défaut de convergence et une amplitude à 12 (la norme est d’environ 70). En le faisant monter sur les semelles de Reprogrammation, l’orthoptiste constate qu’il passe instantanément à 40!!!
Il revient tout de suite à 12 en descendant des semelles!!
Il n’y a pas mieux que la clinique pour nous faire comprendre et pour confirmer cette globalité de fonctionnement du corps. Un travail global a permis de retrouver une convergence parfaite et d’améliorer d’autres problématiques comme des difficultés scolaires.
Chaque entrée posturale a son importance. Elles influent chacune sur le corps et leurs asymétries provoquent des compensations au niveau des ceintures et du pied.
Le corps répond en permanence et de façon involontaire aux informations posturales pour réguler les muscles toniques et tonico-phasiques.
Si les entrées sont asymétriques au repos, le corps à l’impression d’un mouvement et compense pour garder le corps vertical contre la gravité. Il est alors en permanence en souffrance et les gestes sont plus couteux énergiquement et moins efficaces.
Résumé du Système Postural CIES-Dr Bricot
De plus, l’oeil nous repère dans l’espace, code les reliefs et les distances.Une asymétrie oculaire amène donc également ces compensations, les contraintes, les douleurs et à terme, les pathologies.
Nous n’oublions pas toutes les autres entrées posturales qui feront l’objet d’articles prochainement : les pieds, la mâchoire, la peau, les muscles, l’oreille interne, les articulations et les centres supérieurs.
Précision : Il est nécessaire d’être vigilant et progressif chez le sportif pour qu’il s’adapte dans les meilleures conditions à ces changements.
 La quasi totalité des patients rentrant dans nos cabinets ont un motif de consultation en lien avec une ou plusieurs douleurs. En ce qui concerne les sportifs, surtout lorsque l’on parle de haut niveau et de fréquence de travail, il y a également peu de personnes totalement non algiques.
Même si l’apport de la Recalibration Posturale au niveau de l’amélioration des performances est indéniable, c’est bien dans le Soin et la Prévention qu’elle s’exprime le mieux et qu’on l’utilise le plus souvent.
Mais alors, quand peut-on parler de soin? de guérison? Beaucoup de termes sont à préciser, encore une fois, pour bien être compris et répondre de façon précise à nos patients.
Pour une meilleure clarté, prenons un exemple. Il illustrera la seule question réelle que l’on doit se poser tout au long du suivi d’un patient : de l’interrogatoire au bilan en passant par le soin :

POURQUOI?

Je reçois un sportif avec une douleur post-effort au niveau des psoas (surtout droit) nécessitant une prise en charge kinésithérapique avec association de repos et de séances spécifiques.
Les examens complémentaires montrent une inflammation de la zone. On considère alors cette inflammation comme la cause des douleurs et on enclenche le protocole adéquat pour la faire disparaître : AINS, kiné-ostéo, froid, antalgiques.
 Deux questions se posent immédiatement :
1°) Les douleurs étaient-elles présentes avant l’apparition de signes aux examens?
2°) D’où vient l’inflammation?
On peut le résumé à :

Pourquoi y-a-t-il inflammation?

Le fait que les douleurs reviennent malgré les traitements montre que l’on ne travaille que sur les Symptômes mais que les Causes sont toujours présentes. Raisonnons par l’absurde : si le sport en lui-même était responsable de ces symptômes, tous les pratiquants auraient les mêmes signes, ce qui n’est pas du tout le cas.
Qu’est ce qui est différent chez ce sportif ?
On peut alors remonter toute une liste de causes, mais il et primordiale de remonter à la cause primaire pour être efficace : tant sur l’élimination des symptômes sur le long terme que sur la prévention de pathologies plus graves, localement ou à distance.
Ne nous leurrons pas, la cause est : la contrainte sur le genou, l’activité musculaire anormale et permanente qui tire sur le tendon et l’irrite.
Mais si la contrainte est permanente, c’est qu’il n’y a pas de possibilité pour le corps de s’auto-soigner, il perd son Homéostasie.
La position debout doit permettre au corps de récupérer, les contraintes doivent y être équilibrées et le tonus musculaire symétrique. Les zones gardent une mobilité bien répartie ce qui assure une micro-circulation et un drainage optimum pour garantir une bonne récupération.
Si la posture debout est asymétrique, impossibilité pour certaines zones de « respirer » et donc de se drainer. Nous pouvons reprendre « l’historique des Pourquoi « :
Le plan antéropostérieur est décalé vers l’arrière : suspension à la chaîne antérieure donc aux psoas : mais pourquoi?
Bascule du bassin, plus haut à gauche : mais pourquoi?
Fesse gauche en avant : mais pourquoi?
Ces asymétries PERMANENTES causes les contraintes, les tensions et donc les douleurs : tensions des psoas surtout droit par la bascule/rotation du bassin. Mais pourquoi ces asymétries?
Elles créent des blocages qui ne sont finalement eux aussi que des symptômes qui reviendront rapidement même après une bonne séance d’ostéopathie.
Le fait de redonner de la mobilité, de détendre les muscles par voie réflexe, de les masser et de les inhiber par différentes techniques, cela améliorera le ressenti mais ne répondra pas à la réelle demande : guérison de la cause pour un résultat durable!!!!
Le bilan global postural met en évidence :
-une asymétrie des muscles oculaires :
problème ce convergence oeil gauche :
bascules épaules et bassin
-des pieds dysharmoniques (un valgus et l’autre varus) : torsion bassin
-une classe III dentaire : plan des épaules postérieur
Un re calibration Posturale Globale permet de redonner une symétrie. Elle redonne au corps sa physiologie de mouvement. Les différents Systèmes biologiques sont relancés avec une action sur la circulation, le brassage viscéral, la mobilité articulaire, l’équilibre de tension musculaire, la circulation lymphatique : tout se qui découle d’une bonne mobilité PERMANENTE.
Un enfant de 12 ans qui souffre du dos n’a quasiment jamais d’arthrose. Si on explique à un adulte qu’il doit avoir soit de l’arthrose soit une hernie pour souffrir du dos, comment explique-t-on des douleurs chez cet enfant ou ces Symptômes ne sont pas encore présents….
La contrainte est à elle seule génératrice de douleurs, et précurseur de pathologies médicales à terme. Elle est elle-même issue d’une cause, toujours en partie posturale!!!
Ne pas oublier que le travail postural est global, comme le soin devrait l’être : il faut toujours, surtout chez le sportif, s’assurer de la qualité de l’alimentation en rapport avec le sport et les périodes de l’année, ainsi que du bon équilibre mental !!
La douleur est donc le motif principal de consultation mais ne doit pas être une finalité : j’ai mal au dos —-> après une séance d’ostéopathie
je n’ai plus mal —-> je suis soigné mais si la cause est un déséquilibre postural,
JE NE SUIS PAS GUERI… .
Une piqure de morphine et la douleur disparaît également…
Je dois chercher à écoper le bateau mais SURTOUT à boucher les avaries!!!
Heureusement que nous avons un corps capable de compenser et d’accepter sans le signaler un minimum de contraintes. Nous aurions sinon tous mal partout 24h/24.

 

L’EFFICIENCE : LA BASE CONDITION DE LA PERFORMANCE ET DE LA PRÉVENTION

Il est clair aujourd’hui que les sportifs souhaitent être de plus en plus performants : la pression est de plus en plus forte, la médiatisation pousse à se dépasser encore plus et la concurrence est impitoyable. Les sponsors guettent les talents qui permettront d’améliorer et de diffuser leur image.
Énormément de choses sont mises en place pour favoriser les résultats au niveau des techniques d’entraînements, des analyses et du suivi. On commence à prendre en compte et à s’ouvrir à la prévention en adaptant et intégrant des exercices spécifiques pour stabiliser le physique.
Il reste pourtant un élément primordial à analyser. Comme l’exemple déjà donné dans un article précédent : avant que le pilote n’enfourche sa moto pour aller battre des records sur piste, la machine est préparée. La base conditionnant les résultats est scrutée, détaillée, analysée et tous ses composants sont vérifiés pour en tirer le meilleur parti. L’équilibre doit être le plus proche possible de la perfection. La mécanique est bien huilée, tout glisse avec un minimum de frottement, en réaction immédiate aux demandes du sportif.
Cela permet d’éviter au conducteur de forcer plus que nécessaire et de compenser. Les contraintes seraient alors plus présentes et les risques augmenteraient.
De plus, cela empêcherait d’avoir un fonctionnement librefluide et sans perturbation : un des garants de la performance et de la répétitivité du geste. La base de l’efficience, comme me le rappelle souvent mon ami Didier Reiss, notamment par l’intermédiaire de son école de formation Eficiencia.

Il n’est pas question de parler seulement de résultats purs mais également de santé et de longévité. On peut être champion en ayant des asymétries, mais on n’atteint pas l’essence de nos possibilités qui plus est sur le long terme; toujours cette fameuse Efficience. Le respect de la santé reste un des moteurs de nos pratiques et de nos objectifs, en discussion permanente avec les sportifs suivis.

Asymétrie du bassin : contraintes, perturbation de la physiologie globale!!

Dans le domaine sportif, il semble honnête de dire à un athlète ayant des antécédents cardiaques qu’il ne pourra pas égaler les sportifs « sains ». En terme de résultats, son « handicap » le limitera. Une des bases physiologiques de l’activité est perturbée et limitée.
Il faudrait, comme pour la moto, vérifier tous les paramètres physiologiques et s’assurer, AVANT LA PRATIQUE du sport, qu’ils soient le plus équilibrés et performants possible. Sans parler de fonction  spécifique liée au sport!!!
Les pieds sont aligné sur la ligne bleue : cela commence mal…
Trop en avant : la chaîne postérieure souffre Jamais de repos!
C’est pourquoi nous scrutons le Système Postural. La moindre asymétrie non traumatique, sans antécédent spécifique provoque des contraintes, une perturbation de la base du mouvement, un appui instable facilitant les pathologies et les compensations.
Simple mouvement perturbé par une asymétrie posturale
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en priorité l’oreille interne qui nous équilibre mais le Pied et l’Oeil. L’oreille interne est un accéléromètre et un système de secours.
Si l’on observe des asymétries, il faut analyser les entrées posturales : pieds, oeil, mâchoires, peau, articulations, muscles, oreille interne et centres supérieurs.
Le pied avant l’oreille interne!!!

Seule la globalité et la prise en compte du fonctionnement réel physiologique du Système permet d’être efficace et de traiter

LES CAUSES de nombreuses dysfonctions.

Premiers éléments du bilan

Ne perdons plus notre temps à lutter contre des compensations et des adaptations. Potentialisons nos pratiques en nous appuyant sur un Système stable et neutre : l’Efficience du Système Postural : une prévention et une performance accrues!!!!
Pieds équilibrés : information symétrique : pas de compensation :
ÉQUILIBRE : SANTÉ et PERFORMANCE

La quête d’une vision à toute épreuve

En Allemagne et dans le reste du monde, cela devient une véritable préparation physique : de plus en plus de sportifs se font opérer des yeux pour optimiser leurs performances.

Le jeu en vaut souvent la chandelle, même si les risques existent.

L’Allemand Tino Schuster a franchi le pas il y a deux ans, lorsqu’il s’est aperçu qu’il ne voyait pas atterrir une balle frappée à 280 mètres de distance. Avec une dioptrie de moins 0,7 à l’œil droit et de moins 1 à l’œil gauche, ajoutée à une déformation de la cornée, ce golfeur professionnel de 30 ans avait une acuité visuelle de seulement 9/10e. A 10/10e, les gens n’ont pas de problème de vue ; au-dessous de 7/10e, il leur est obligatoire de porter des lunettes ou des lentilles de contact pour conduire une voiture. Au quotidien, Schuster voyait donc parfaitement bien, et pourtant il a décidé de se faire opérer au laser dans une clinique spécialisée de Cologne.

Deux ans après son opération, Schuster a maintenant une acuité visuelle de 16/10e à un œil et de 20/10e à l’autre. Il voit donc deux fois mieux qu’avant, et ses yeux sont devenus beaucoup plus sensibles aux contrastes. A présent, il voit parfaitement où s’arrête le green en périphérie, où le terrain monte et où il descend. Et il voit de nouveau ses balles atterrir. Tino Schuster a désormais le regard aussi perçant qu’un aigle.

Les opérations au laser de la cornée, encore aujourd’hui, ne font pas l’unanimité.

Le risque de devoir subir des opérations correctives supplémentaires n’est pas négligeable, sans compter des effets secondaires comme la sécheresse oculaire, l’apparition d’un “voile” ou la baisse de l’acuité visuelle par temps sombre.

Tino Schuster n’a pourtant pas hésité à recourir à cette technique médicale, dont le but est de remédier à certaines déficiences physiques, afin de devenir meilleur que ses rivaux.

En cela, il ressemble à ces cyclistes qui prennent de l’EPO pour augmenter leur taux de globules rouges et améliorer leurs performances : il a pris un risque pour sa santé pour optimiser l’une de ses caractéristiques physiques.

La seule différence est que l’EPO, elle, est considérée comme un produit dopant.

En 1999, Tiger Woods fut l’un des premiers grands noms du golf à se faire opérer des yeux. Il fut rapidement imité par Retief Goosen, Bernhard Langer, Vijay Singh, Padraig Harrington et bien d’autres. Peu après son opération, le Sud-Africain Goosen atteignait en 2001 le sommet de sa carrière, en entrant au classement des dix meilleurs joueurs mondiaux. Quant à l’Irlandais Harrington, il remportait en 2004 le masters d’Allemagne, quelques jours seulement après s’être fait opérer.

Depuis, cette mode du laser a gagné d’autres disciplines sportives. Des spécialistes du biathlon, des coureurs de fond, des joueurs de beach-volley, de tennis ou de football, des canoéistes, des skippers, des cyclistes, des pilotes de bobsleigh se sont succédé sur le billard pour se faire opérer des yeux. Au golf ou au bobsleigh, la perception de l’espace est primordiale. Dans d’autres sports, c’est la capacité de réaction des joueurs qui est déterminante. Enfin, les biathlètes doivent pouvoir viser leurs cibles de loin.

A l’automne 2005, le judoka allemand Ole Bischof s’est à son tour fait opérer des yeux dans une clinique de Potsdam. Ses lentilles de contact finissaient toujours par lui dessécher les yeux. Cet été, il est devenu champion olympique. Depuis, il a de nouveau perdu un peu d’acuité visuelle au niveau d’un œil, “mais c’est toujours mieux qu’avant l’opération”, confie-t-il. Bischof savait que l’intervention n’était pas sans risque.

Gernot Jendrusch, spécialiste de la médecine du sport à l’université de la Ruhr à Bochum, a examiné les yeux de près de 1 500 athlètes allemands. Il déplore le manque d’études sur la question, qui permettraient de poser des diagnostics fiables. Il n’existe aucune garantie que le patient n’aura pas besoin de revenir pour une opération supplémentaire.

En janvier 2008, le Sud-Africain Retief Goosen a appris à ses dépens qu’il ne fallait pas sous-estimer ces risques. En pleine phase préparatoire des masters du Qatar, le golfeur a perdu l’usage de son œil gauche, avec lequel il ne voyait que flou. Dix jours auparavant, soit neuf ans après sa première opération, il s’était de nouveau fait opérer des yeux. “L’intervention ne s’est pas bien déroulée”, écrivit Goosen sur son site Internet.

Depuis, il a encore subi une nouvelle opération et a dû renoncer à plusieurs tournois. “Maintenant, déclare-t-il, tout va bien.” Exactement ce qu’il s’était dit en 1999, après sa première opération.