MENTAL

Plaisir de Jouer par J-Emmanuel ELBAZ !

« Vous allez enfin comprendre pourquoi tout golfeur qui ne possèderait qu’une super-technique et rien d’autre ne pourra jamais dépasser le stade du joueur moyen. Tout simplement parce qu’il ne serrât jamais qu’une moitié de golfeur! »

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L’originalité fondamentale du livre est qu’il constitué d’une méthode cohérente visant à atteindre la régularité qui est en nous si chère.
Tout au long de fils ouvrage l’auteur n’a qu’un mais, obliger à nous centrer sur notre jeu , à jouer dans l’instant présent, le temps de l’action. Le livre DEVIENT alors une méthode qui va nous permettre de ne pas nous disperser dans le passé ou le futur et de chasser les pensées parasites qui pourraient nous détourner de notre jeu.

 

Jean-Emmanuel introduit une notion éclairante : la cloche.

C’est elle qui nous emprisonne et sous laquelle nous restons avec toutes ses mauvaises et inutiles pensées qui occupent notre esprit, nous font mal jouer et nous privent de régularité.
On comprend qu’il est urgent de soulever la cloche et de se libérer de tout ce fatras qui nous gâche est la vie.

Il suffit d’occuper notre esprit à deux droits incorporels utiles pour notre golf: vers la CIBLE laquelle nous envoyons notre balle et une «pensée du jour» en rapport avec notre jeu. Tout le reste n’est qu’une affaire de sensations.
Simple? Oui et non  il convient d’appliquer la méthode sans la confondre avec une recette de cuisine.

C’est un état d’esprit et ce n’est possible qu’en sachant où l’on va et comment.

Fait il faut Lire : le Livre et le Relire et le SUIVRE,  ABORD pas à pas …

Le conseil: Jean-Emmanuel Elbaz http://www.enphasegolf.com Commandez le livre «Je veux jour au golf with Régularité»

« Tout va bien sur le practice, mais quand j’arrive sur le parcours, tout est différent ; je n’arrive plus à faire ce que je faisais sur le practice avec régularité sur le parcours ! ».

Il y a plusieurs raisons à cela, et en quelque sorte, la méthode En Phase Golf est en grande partie dédiée à résoudre cette problématique.

Nous allons ici partir du principe que vous avez travaillé votre technique au practice pour résoudre un problème technique. Vous ne l’avez pas encore assez travaillé pour que cela soit totalement naturel, mais vous sentez que le travail commence à produire les effets que vous souhaitez obtenir.

Il vous faut donc toujours penser à votre technique pendant votre swing.

Arrêtons-nous là quelques instants pour analyser les différentes façons de penser à votre geste, à votre technique.

J’estime qu’il y a 2 façons de penser à son geste :
1- « Vous pensez à votre geste en l’analysant, en essayant de voir si la technique que vous avez travaillée est bien réalisée ou non».
2- « Vous pensez simplement à ressentir la clé que vous avez travaillée».
La première façon de penser doit être réservée exclusivement lors de vos l’entraînement.
Elle doit être proscrite sur le parcours.
Effectivement, lorsque vous travaillez une clé technique, vous avez besoin d’analyser votre geste pour savoir si est « bien réalisée » ou « mal réalisée ».

Il y a donc ici un jugement de valeur (bien ou mal faire), et qui est nécessaire à votre progression.

Cependant, si vous continuez à adopter cette façon de penser sur le parcours, vous ne parviendrez malheureusement jamais à appliquer la technique que vous avez travaillée avec régularité, car vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir un jugement de valeur (bien ou mal faire) en fonction de votre geste sur le parcours.
En effet, en souhaitant « bien faire » votre geste, vous aller introduire inévitablement un doute dans votre esprit, car vous avez aussi la possibilité de « mal le faire ».
D’autre part, cette façon d’être complètement focalisé sur votre technique va totalement détourner votre attention de l’élément essentiel sur le parcours : la cible.

Pour appliquer facilement votre technique sur le parcours, il vous faut donc appliquer la deuxième façon de penser à votre geste, à savoir « penser à ressentir », sans vouloir « bien faire », mais simplement ressentir votre clé technique, sans l’analyser.

En partant de ce principe, il peut y avoir simplement 2 cas de figures pendant votre geste : « Vous ressentez votre clé » ou « vous ne la ressentez pas ».

Cette façon d’essayer de ressentir une sensation simple aura un double avantage : vous n’introduirez pas le doute dans votre esprit au moment de jouer et vous serez toujours focalisé par votre cible.

Pour pouvoir appliquer ce principe, il faut que la clé technique que vous souhaitez ressentir soit très simple, de manière à être capable de répondre à cette question après exécuté votre swing : « ai-je ressenti ma clé ou pas pendant le swing ? ».

Par exemple, vous faites des balles qui partent directement à droite, car le bas de votre corps se balance de la droite vers la gauche pendant votre swing.

Vous avez pris un cours et votre pro vous a dit : « ton bas du corps se balance car tu tires sur tes bras en arrière, au lieu de tourner les épaules en bloquant le bas du corps à la montée. Le fait de tirer sur tes bras fait glisser ton corps vers la droite pendant ta montée. Ta descente est une conséquence de la montée : ton bas du corps avance trop vers la cible, ton club est alors en retard et il pousse la balle à droite avec une face de club ouverte ».

Après avoir travaillé quelques exercices avec votre pro, vous vous êtes rendu compte que le simple fait de penser à « tourner le haut du corps en bloquant le bas » produisait les effets souhaités.

Votre sensation simple est donc : « tourne le haut en bloquant le bas ».

Sur le parcours, vous devez donc :
1-      Etre focalisé par votre cible
2-      Tacher de ressentir cette sensation, sans l’analyser pendant votre swing.

Les seules questions que vous pouvez vous poser après avoir raté un coup sont :
1-      Est-ce que j’étais focalisé par ma cible ?
2-      Est-ce que j’étais focalisé par ma sensation, sans chercher à l’analyser, à « bien la faire » ?

Si vous répondez « Non » à une ou aux deux questions, vous vous efforcerez de mieux respecter ce principe sur le coup suivant.

Tout ceci implique donc une certaine façon de travailler votre technique au practice : vous devez consacrer une certaine partie de votre entraînement à la recherche de cette clé simple, de manière à pouvoir l’emmener avec vous sur le parcours.

Par exemple, si vous avez 1h d’entraînement pour un des compartiments du jeu, je vous conseille d’arrêter le travail purement technique au bout de 30 minutes et de passer les 30 minutes restantes à la recherche de cette clé simple, qui mettra en place la technique vous avez précédemment travaillée.

En appliquant ce principe, vous allez appliquer votre technique sur le parcours beaucoup plus facilement mais aussi, vous prendrez beaucoup plus de plaisir à jouer.

Chercher à faire au lieu d’éviter
Après Avoir Choisi Votre cible Précise avant de jouer, vous Devez Être dans la dynamique de «Chercher à faire»
Quelque chose, en donnant ordre non à votre cerveau, et non pas «d’éviter de faire», en lui donnant un contrordre.
Ce que vous ne devez pas faire sur le parcours
Examinons ensemble les erreurs que vous risquez de faire sur le parcours quand vous vous concentrez sur:
Ce que vous ne voulez pas faire dans votre geste:
«Ne pas faire une montée trop longue»,
«Ne pas casser les poignets»,
«Ne pas relever la tête»,
«Ne pas faire mauvais non geste»,
«Ne pas faire l’erreur que vous ESSAYEZ de corriger en ce moment» …
Les Endroits Où vous Ne voulez pas faire atterrir Votre balle:
«Ne pas aller DANS L’EAU» (ou Dépasser l’eau, ce qui revient Au Même),
«Ne pas aller à droite du fairway»,
«Ne pas rater le vert»,
«Ne pas rater le trou»,
«Ne pas aller dans le bunker»,
«NE Pas Prendre Trois putts» …
Le score que vous ne voulez pas voir:
«Ne pas faire bogey non»,
«Ne pas rater le par ou Le birdie»,
«Ne pas Perdre le trou»,
«Ne pas Perdre des points de sur mon index»,
«Ne pas rater le cut»,
«Ne pas perdre la compétition» …
Une Telle Façon de Penser ne peut pas  vous mener dans un bon état d’esprit et à la réussite, voiture votre cerveau ne comprend pas la négation dans le contexte de la balle.
Il peut comprendre la où vous voulez envoyer la balle, mais ne comprend pas là où vous ne voulez pas la lancer.
Par exemple, en vous disant
«Je ne veux pas aller DANS L’EAU», votre cerveau SUPPRIME tout simplement la forme négative de votre pensée «Ne pas» et conserver la forme affirmative:
«Aller DANS L’EAU».
Inconsciemment, votre cible DEVIENT l’eau.
Donc :
Etre de bonne humeur et apprécier le moment présent.
Il faut jouer au golf sans avoir peur.
Le Golf n’est il pas un jeu génial?
Et le parcours un endroit merveilleux verser passer la journée?
Alors, Amusez-vous et Prenez du plaisir!

Le plaisir, carburant essentiel et méconnu de la performance sportive

Un coup de golf commence par la cible.

Lorsque vous faites un mauvais coup, vous avez tout de suite tendance à penser à ce qu’il s’est passé pendant votre geste, à chercher « autour de vous », sous la cloche, pour trouver la solution à votre problème.

Or, avant de vous poser cette question, vous devriez d’abord vous demander si vous étiez bien focalisé sur votre cible avant et pendant le coup.

Quelle que soit l’erreur que vous avez faite sur le parcours, le début de la solution à votre problème ne se trouve pas ici mais là-bas : la cible.

Effectivement, si vous avez fait un swing sans être focalisé sur votre cible, il est tout à fait compréhensible de rater votre geste. Le golf est un jeu de cible.

Pour envoyer votre balle vers une cible, votre cerveau doit être focalisé sur cette cible au préalable. Les questions relatives au geste sont justifiées uniquement si vous avez réalisé votre swing par rapport à une cible.

Vous devez donc essayer de comprendre vos erreurs sur le parcours en partant de la cible et non de votre geste.

Pendant votre routine et votre geste, vous devez être focalisé sur deux sensations, quel que soit le compartiment de jeu :

1- Une sensation visuelle : la cible ou la balle et la cible.

2- Une sensation corporelle : votre pensée du jour.

La sensation visuelle doit venir avant la sensation corporelle.

Si vous n’êtes pas assez focalisé sur votre cible, le geste ne sera pas assez performant.

Votre sensation corporelle doit être ressentie en fonction de votre sensation visuelle de cible, car votre cerveau a besoin de savoir où vous voulez envoyer la balle pour bien s’imprégner de votre sensation corporelle.

On peut alors dire que votre sensation corporelle est une « sensation de cible ».

A l’inverse, si vous faites des coups d’essai sans regarder votre cible et que vous jouez en étant peu focalisé sur votre objectif, votre cerveau va avoir besoin de se raccrocher à quelque chose de concret : la technique et/ou le résultat.

Vous reviendrez alors sous la cloche et vous aurez peu de chances de réussir vos coups.

Il faut donc que vous soyez focalisé sur votre cible avant de jouer, afin de bien vous imprégner de vos sensations de jeu pour réussir régulièrement vos coups.

Notez que cette notion d’omniprésence de la cible se retrouve dans tous les autres sports de lancer : pétanque, basket, tennis, footbal.

Dans tous ces sports, l’attention est portée sur la cible ou sur la relation entre la balle et la cible avant de jouer et pendant le geste.

N’oubliez pas de prendre du plaisir à jouer au golf.

– Prendre le jeu de golf au sérieux mais sans ce prendre au sérieux …
– Organiser son mode de pensée de façon Positif ( vouloir obtenir que d’éviter )
– Accepter d’effectuer des mauvais coups
– Jouer coup par coup ( 1 coup à la fois )

Malgré toute l’énergie que vous pouvez mettre à vous améliorer au golf, il y a un élément qui reste essentiel : le plaisir de jouer. On fait bien ce que l’on aime faire.

Le plaisir et l’envie de jouer sont très importants pour exploiter pleinement vos capacités. Sans plaisir, il ne peut pas y avoir de performance.

Il ne faut jamais oublier que le golf est un jeu. Pour bien jouer, il faut « jouer » au golf, au sens propre du terme, avec tout ce que cela implique de ludique, de sensations, d’instinctivité, de créativité et de détachement par rapport au résultat.

Vous avez peut-être déjà vécu cette situation : vous avez beaucoup joué pendant une période, puis vous avez arrêté de jouer pendant un certain moment.

Etonnamment, vous jouez mieux au golf après cette interruption.

C’est essentiellement dû à deux phénomènes :

1- Certains mouvements et certaines notions s’ancrent avec le temps, même quand on ne joue pas au golf.

2- Vous avez réellement envie de jouer en reprenant et, donc, vous jouez mieux, avec plus de plaisir qu’auparavant.

Pour bien jouer au golf, il faut d’abord aimer le golf pour le jeu en lui-même. Tout ce que le jeu peut vous apporter, comme la progression, la satisfaction, le dépassement de soi, ou toute autre notion, doit venir en plus du simple fait de jouer « pour le plaisir ».

Il ne faut donc pas que vous ayez trop d’attentes par rapport au golf, qui risquent de vous mettre la pression inutilement et, surtout, de vous faire sortir de la notion de « jeu » à proprement parler. Si l’enjeu est trop fort, trop chargé en émotions, cela vous fera sortir du jeu et il n’y aura alors plus de performances possibles.

L’enjeu doit donc toujours se trouver au second plan. Le premier objectif que vous devez toujours garder en tête est le plaisir inconditionnel de jouer, c’est-à-dire indépendamment de ce que le résultat peut vous apporter. Le simple fait d’être sur un parcours de golf, le plaisir de jouer des coups de golf, bons ou mauvais, doit vous procurer du plaisir.

A force de s’entraîner, de chercher des solutions pour s’améliorer, vous pouvez avoir tendance à oublier l’élément essentiel du golf sans lequel il ne peut y avoir de réelle performance : le plaisir. Tout au long de votre évolution, garder bien en tête que le golf est un jeu auquel vous devez « jouer », et vérifiez régulièrement que vous n’avez pas complètement oublié de prendre du plaisir à jouer.

Atteindre le haut niveau n’est pas une partie de plaisir, mais il s’éloigne une fois que le plaisir est parti. Après tant d’autres, Novak Djokovic est en train de le découvrir. Engagé cette semaine au tournoi Masters 1000 de Shanghai, le numéro un mondial sort d’une période difficile, marquée par deux éliminations prématurées à Wimbledon et aux Jeux olympiques de Rio, et une défaite en finale de l’US Open face à Stanislas Wawrinka. Djokovic a fait un surprenant aveu au début du mois d’octobre, en déclarant que retrouver le plaisir du jeu passait désormais pour lui avant le fait de gagner de nouveaux titres.

Invité à s’expliquer sur ce blues du tennisman, le Serbe admet avoir été «épuisé émotionnellement» après sa victoire à Roland-Garros. Enfin vainqueur du dernier tournoi du Grand Chelem qui se refusait à lui, il a ensuite «décompressé» d’une manière inattendue et incontrôlée. «Les trois mois suivants ont été marqués par des hauts et des bas. Je ne ressentais plus cette joie intérieure de jouer. Ma priorité est désormais de retrouver avant toute chose cette joie, de me sentir heureux sur le court. Tout le reste arrive en second.»

Roger Federer, le plaisir de jouer

Hier encore machine programmée pour battre tous les records, Novak Djokovic est paradoxalement redevenu faillible en perdant ce qui caractérise son humanité: la joie, le jeu, l’émotion. Et ce constat éclaire d’une autre lumière le record de 17 titres du Grand Chelem que détient, sans doute pour plus longtemps qu’on ne le pense, Roger Federer. Si Federer a pu tenir douze ans au plus haut niveau, c’est parce qu’il n’a jamais perdu ce plaisir originel de simplement jouer au tennis. Tous ses amis, ses sparring-partners, ses entraîneurs, le disent et s’en étonnent. Qu’il soit toujours aussi heureux de s’entraîner chaque matin à 35 ans est unique, impressionnant. Déterminant.

Le Bâlois le répétait en novembre 2015, au Masters de Londres, avant qu’une série de blessures ne gâche sa saison 2016. «La façon dont je joue me procure beaucoup de plaisir, et le plaisir, c’est important à mon âge.» Il peut même être une drogue. Marc Rosset, dans une quête presque masochiste, s’efforça d’en sucer les ultimes gouttes au moment de tirer un trait sur sa carrière. Il voulait tuer le plaisir, se dégoûter du tennis, pour être sûr de ne jamais avoir envie d’y revenir.

«J’étais comme un moteur sans essence»

Ce qu’éprouve Novak Djokovic, Björn Borg l’a vécu avant lui. En 1981, le Suédois mettait un terme à sa carrière à seulement 25 ans. «Vous comptiez déjà onze titres du Grand Chelem. Si vous ne vous étiez pas arrêté, vous auriez pulvérisé le record de Federer!» osa-t-on lui faire remarquer en 2009, lors d’un gala de charité à Paris. Borg avait un peu bu ce soir-là, mais cette question était très claire dans sa tête.

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«Impossible. Je n’avais plus de motivation, plus d’envie, plus de plaisir. J’étais comme un moteur sans essence. J’étais incapable de gagner d’autres grands tournois. Je n’ai ni doute ni regret à ce sujet.»

Le plaisir est l’un des carburants de la performance. Arsène Wenger nous l’expliquait en début d’année. «Le sport de haut niveau possède cette difficulté exceptionnelle qu’il requiert d’être à la fois concentré et relâché, nous disait l’entraîneur d’Arsenal. Tout le problème du grand joueur est de parvenir à pénétrer dans cette zone mentale où tout paraît facile.» Le plaisir a le don d’absorber la pression, de désamorcer la frustration.

Lors de sa venue à Lausanne, début octobre, Zinédine Zidane n’a parlé que de ça: du plaisir de jouer. De celui que les jeunes doivent prendre avant de songer à faire une carrière, de celui qu’il trouve encore à se mêler aux petits matches de fin d’entraînement, de celui surtout, essentiel, que des grands champions continuent de prendre chaque jour. «Mes joueurs ont tout mais ils restent quelque part des enfants qui s’amusent. Cristiano Ronaldo, notamment, veut tout le temps marquer, gagner ses matches, même à l’entraînement.»

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«L’affirmation d’une identité»

Après, le plaisir ne suffit pas. Il est beaucoup reproché actuellement à Paul Pogba, le successeur désigné de Zidane en équipe de France, de jouer pour son plaisir seul plutôt que pour l’efficacité de l’équipe. Il y a un équilibre à trouver, que l’ancienne escrimeuse française Laura Flessel situait au cœur du triangle des trois «P»: peur, plaisir, performance. Le plaisir n’est pas tout mais il a sa part. «Arrivé à un certain niveau, écrit Cédric Quignon-Fleuret, responsable de l’Unité de psychologie du sport à l’Insep, dans son livre Devenir champion, le plaisir peut facilement paraître futile ou secondaire.» C’est tout le contraire. L’athlète sous pression «oublie que c’est le plus souvent aussi et par cette notion qu’il s’est construit. […] Le plaisir doit être appréhendé comme l’affirmation d’une identité.»

C’est ce que professe chaque jour Jonas Svensson à ses élèves du Tennis Club de Chavannes-de-Bogis. L’ancien professionnel suédois place le plaisir au cœur du sport. «A 12 ans, se souvient-il, un journal a demandé à mon entraîneur quel était mon point fort. Il a répondu: «La passion du tennis.» Et je crois qu’il avait raison.»